23/04/2011

Visiteurs célèbres depuis 1821

iv  du deces de napoleon a nos jours

Ils se sont rendus dans l’île après Napoléon

 

Avant le percement du canal de Suez, Sainte-Hélène se trouvait sur la route de l’Orient et constituait une escale habituelle pour les navires britanniques.

 

Quarante ans après Charles Darwin, qui l’avait visitée en 1836, Arthur Rimbaud y fait escale lors de son retour mouvementé des Indes néerlandaises. Il avait servi brièvement dans l’armée coloniale avant de la déserter.

 

En 1880, l’impératrice Eugénie, veuve de Napoléon III, s’y arrête à son tour lors d’un voyage au Zoulouland (Afrique du Sud) où son fils, le Prince impérial, qui s’était engagé dans l’armée britannique, avait trouvé la mort lors d’une escarmouche l’année précédente.

 

Au sein de la famille royale, on compte le Prince Alfred, duc d’Edimbourg, fils de la reine Victoria. En 1947, le Roi Georges VI, la reine et les princesses Elisabeth et Margaret visitent Sainte-Hélène également. Le Prince Andrew s’y est rendu en 1984 – le seul établissement secondaire de l’île porte d’ailleurs son nom – suivi par la Princesse Anne en 2002.

 

Daniel Adriaan De Graaf, Arthur Rimbaud, Sa vie, Son œuvre, Paris, L’Harmattan, 2005, pp. 263-265 ; Bernard Chevallier, Michel Dancoisne-Martineau, Thierry Lentz, Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, Fayard, 2005, p. 360.

 

(Illustration : Timbre de Sainte-Hélène à l’effigie du Roi Georges VI)

04/03/2011

Livre d'histoire

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Sainte-Hélène, Île de Mémoire  

 

Cet ouvrage n'a pas d'équivalent en français. Il a été publié sous la direction de Bernard Chevallier, directeur du Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois-Préau, de Michel Dancoisne-Martineau, conservateur des domaines français de Sainte-Hélène et de Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon.

 

Ceux qui s’intéressent aux dernières années de l’Empereur ne seront donc pas déçus par le contenu de cette publication, mais il ne faut pas en conclure que l’ouvrage se focalise uniquement sur cette courte page de l’histoire de l’île. Riche en illustrations, il dépeint l’ensemble de son passé depuis sa découverte en 1502 jusqu’à nos jours. Il nous décrit aussi par ce biais le patrimoine culturel de Sainte-Hélène.

 

Bernard Chevallier, Michel Dancoisne-Martineau, Thierry Lentz, Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, Fayard, 2005, 400p.

 

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04/02/2011

La déportation des Afrikaners

GenCronje.jpgSainte-Hélène et la guerre des Boers

 

A partir de 1866, la découverte de gisements aurifères importants au Transvaal, dans la région de Johannesburg, attise les convoitises britanniques et attire de plus en plus de prospecteurs. La politique expansionniste de la Grande-Bretagne fait par ailleurs monter les tensions avec les États boers du Transvaal et d’Orange. En octobre 1899, la guerre est déclarée.

 

D’abord en difficultés, les Britanniques reprennent l’avantage dès février 1900. Piet Cronje (Transvaal) débute le siège de Mafeking tenue par Lord Baden-Powell. A la fin du mois de février, le général boer est néanmoins contraint de se rendre. Il est alors exilé de force à Sainte-Hélène avec 500 prisonniers. En tout, 6000 hommes y seront déportés entre l’année 1900 et la fin de la guerre, en 1902. Le camp de détention se situait à Deadwood Plain près de Longwood, à l’endroit-même où un détachement avait été stationné, à l’époque, pour surveiller Napoléon. Ce fut le premier camp de prisonniers boers en dehors d’Afrique.

 

Cette arrivée massive fait fortement augmenter la population de l’île : elle compte alors près de 10 000 habitants, du jamais vu. Des troubles éclatent bientôt dans le camp de Deadwood entre ceux qui désirent la paix, voire obtenir la nationalité britannique, et ceux qui éprouvent une haine viscérale envers la Grande-Bretagne. Il y a aussi des tensions entre les ressortissants du Transvaal et ceux d’Orange, si bien qu’un autre camp est fondé. Mais c’est surtout l’épidémie de typhoïde qui frappe les esprits : elle emporte 180 personnes. La situation des prisonniers n’est pourtant pas moins enviable que le sort réservé à environ 120 000 civils boers (essentiellement des personnes âgées, des femmes et des enfants restés en Afrique) internés dans des camps de concentration dans des conditions bien plus pénibles.

 

La plupart des prisonniers font preuve d’un comportement pacifique. Nombre d’entre eux sont d’ailleurs employés par les insulaires et s’entendent bien avec eux. Ils peuvent de ce fait quitter leurs camps de détention et contribuer à la brève vague de développement économique qui coïncide avec leur arrivée. Jamestown, capitale de l’île, est devenue pour un temps une bourgade débordante d’activité.

 

Références : O’BEY, S., « Sainte-Hélène, île prison » dans CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005, pp. 256-262 ; GOSSE, Ph. St. Helena 1502-1938, London, 1938, pp. 337-341 ; voir aussi : Prisonniers et visiteurs.

 

(Illustration : Le Général Cronje et son épouse à Sainte-Hélène, auteur inconnu)

01/01/2011

Les origines de Sainte-Hélène

Sandy Bay (4).JPGNaissance d’une l’île

Sainte-Hélène est le résultat de l’émergence d’un gigantesque volcan de 5000 mètres de haut. Sa base est située à plus de 3500 mètres sous le niveau de la mer.

 

L’île a émergé des flots il y a quinze millions d’années. Elle serait apparue sous les effets d’un point chaud (« hotspot »), c’est-à-dire un endroit précis sur terre qui a une activité volcanique régulière. Cette zone se situe à 240 kilomètres de Sainte-Hélène. Etant donné que la plaque africaine se déplace vers l’est à raison de 18 millimètres par an, on peut estimer que l’île se trouvait au-dessus de son point chaud il y a une dizaine de millions d’années.

 

Des années avant son émergence, les eaux étaient agitées par des éruptions sous-marines, puis des tremblements de terre avant que l’éruption volcanique en tant que telle n’apparaisse. L’île est née en quelques semaines par l’effet de l’accumulation de lave et de roches rejetées du fond de l’océan. L’activité volcanique s’est ensuite poursuivie pendant sept millions d’années, entrecoupée par de longues périodes d’accalmie permettant à de nombreuses espèces d’oiseaux, puis de plantes, de coloniser les lieux.

 

Pendant la période d’activité volcanique, les éruptions se concentraient dans deux parties de l’île actuelle : une au nord et l’autre au sud-ouest. Le volcan émergeait vraisemblablement à 1200-1500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Aujourd’hui son point culminant n’est plus que de 823 mètres. La superficie de Sainte-Hélène est quant à elle passée de 270 km2 à 122 km2 aujourd’hui.

 

Cette érosion a notamment permis l’apparition d’une zone d’eau peu profonde autour des côtes qui consiste en un vaste plateau sous-marin qui fait partie du volcan. Elle a aussi donné à l’île son caractère et ses rochers singuliers qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

Références : ASHMOLE, PH. & M., St Helena and Ascension Island : a natural history, Oswestry, UK, 2000, pp. 17-23 et 47-49.

 

(Illustration: Les rochers Lot (à l’avant plan) et Lot’s Wife (à l’arrière plan), font partie de l’ancienne zone d’activité volcanique du sud-ouest de l’île)

 

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01/12/2010

Visiteurs célèbres à l’époque de la Compagnie des Indes Orientales

William Dampier, Thomas Murray, ca 1697.jpg524px-Captain-James-Cook[1] by Nathaniel Dance 1776.jpgduke-wellington-6001[1] by Sir Thomas Lawrence 1814.jpg

Ils ont connu l'île avant Napoléon

 

Lorsque l’on évoque Sainte-Hélène, c’est l’image de Napoléon qui vient généralement à l’esprit. Pourtant, avant son exil, quelques personnalités de renom y avaient déjà séjourné.

 

Edmund Halley est l’un d'eux. Il avait vingt ans en 1676 lorsque, jeune astronome, il débarque dans l’île pour réaliser une cartographie stellaire de l’hémisphère sud et étudier les orbites de Vénus et de Mercure. L’une des collines de Sainte-Hélène qui était devenue son laboratoire est encore appelée Halley’s Mount de nos jours.

 

Le fameux explorateur et capitaine de boucaniers, William Dampier, y séjourne, quant à lui, cinq ou six jours en 1691. Il dresse un constat toujours valable aujourd’hui : les insulaires ne peuvent vivre décemment s’ils ne sont pas soutenus financièrement outremer.

 

Le capitaine James Cook fit quant à lui escale à Sainte-Hélène en 1771, puis en 1775. Dix ans plus tard, c’est le futur duc de Wellington qui y fait étape de retour des Indes. Le vainqueur de la bataille d'Assaye loge à Jamestown dans la même maison où, en 1815, Napoléon passera ses premières nuits.

 

Références : MACÉ, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004, p. 242 ; GOSSE, Ph. St. Helena 1502-1938, London, 1938, pp. 196-197 ; STEINER, S., LISTON, R., St Helena, Ascension, Tristan da Cunha, Chalfont St Peter, 2007, p. 22.

 

(Illustrations: William Dampier par Thomas Murray, ca. 1697 ; Capitaine James Cook par Nathaniel Dance, 1776 ; Le duc de Wellington par Sir Thomas Lawrence, 1814)

 

18/11/2010

La médaille de Sainte-Hélène

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La médaille de Sainte-Hélène

A la fin des guerres napoléoniennes, des sociétés de vétérans se créent dans un but d’entraide, de retrouvailles et de souvenir dans un contexte qui ne leur est pas favorable : la Restauration, soit le retour des Bourbons au pouvoir. Ces associations prospèrent non seulement en France, mais aussi dans d’autres pays européens, dont la Belgique.

C’est dans ce contexte qu’en août 1857, l’empereur Napoléon III institue par décret la médaille de Sainte-Hélène pour rappeler « le martyr » de son oncle. Celle-ci mesure 50 mm de haut et 31 mm de large et porte à l’avers l’inscription : « Napoléon Empereur » et au revers: « Campagnes de 1792 à 1815 ». « A ses compagnons de gloire sa dernière pensée Sainte-Hélène 5 mai 1821. »

Environ 405 000 vétérans en seront décorés dont 55 000 étrangers ou Français expatriés : parmi ceux-ci, plus de 14 000 Belges. Le dernier médaillé serait décédé en 1898.

 

Contrairement aux militaires de l’Ancien Régime, les vétérans récompensés par Napoléon III acquièrent un statut juridique qui préfigure celui d’ancien combattant : avant d’être décorés, leurs titres sont vérifiés. Ils jouissent d’un statut officiel et, dans bien des cas, ils bénéficient d’une pension.

 

L’initiative impériale n’a évidemment pas empêché certains commentateurs d’exprimer tout le dégoût qu’ils éprouvaient pour l’exilé de Sainte-Hélène. Ainsi Félicien Rops y réagit par la création d’une « médaille de Waterloo » sur laquelle on lit : « Du dernier des chauvins voilà tout ce qui reste. A ses compagnons de raclée sa dernière parole signé Cambronne. »

 

La médaille de Sainte-Hélène inspirera plus tard la médaille de la Croix de Guerre française de 1914-1918.

 

Références : DAMIEN, A., « La médaille de Sainte-Hélène » dans CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005, p. 193 ; LOGIE, J., Waterloo, La Campagne de 1815, p. 183.

 

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13/06/2010

Le premier habitant de Sainte-Hélène

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L’incroyable histoire de Fernão Lopez

L’histoire du premier habitant de l’île de Sainte-Hélène est digne d’un film d’aventure. Rapportée par de nombreux historiens, elle n’en demeure pas moins rocambolesque.

Portugais de petite noblesse, Fernão Lopez – parfois appelé Fernando Lopez – embarque en 1503 pour Goa aux côtés d’Afonso de Albuquerque. Celui-ci reste peu de temps sur place et n’y revient que deux ans plus tard. A son retour, il constate que les lieux ne sont plus tenus par ses hommes, que les Portugais se sont mariés avec des femmes de l’endroit et que certains, dont Lopez, ont embrassé la foi musulmane.

La situation se dégrade. Lopez et ses hommes prennent les armes aux côtés du Rasul Khan. Vaincu, ce souverain local accepte que les Portugais « renégats » soient remis aux mains de Albuquerque à conditions qu’ils aient la vie sauve. Celui-ci respecte ces conditions, mais torture tellement atrocement les prisonniers qu’une large part d’entre eux décède dans les jours qui suivent. Lopez a les oreilles, le nez, la main droite et le pouce gauche tranchés pour trahison et ignominie contre Dieu et le Roi, mais survit à cet horrible traitement.

Il reste en Inde jusqu’au décès de Albuquerque en 1515, avant d’embarquer, peut-être en tant que clandestin sur un navire à destination de Lisbonne. Pendant le trajet, il se met à douter du bien fondé de sa décision de retourner dans sa patrie. Lors d’une escale à Sainte-Hélène, il prend la fuite et se cache dans la forêt. Après l’avoir cherché en vain, les marins repartent sans lui. Selon d’autres sources, il demande d’être débarqué avec quatre esclaves.

Quoi qu’il en soit, il s’établit durablement sur l’île où il trouve une grotte pour s’abriter. Il y aurait vécu en compagnie d’un coq évitant soigneusement de se montrer aux voyageurs de passage. Lopez profite de la nature unique, vierge et verdoyante de ce coin de paradis perdu au milieu de l’océan, évoluant au milieu des gumwoods, des fougères arborescentes et autres espèces endémiques, vestiges de temps immémoriaux. Les marins découvrent sa cache, même si lui-même reste introuvable. Son histoire devient célèbre au Portugal et la haine à son égard fait place à la compassion.

Dix ans après son arrivée dans l’île, les Portugais parviennent à l'approcher par l’entremise d’un esclave javanais en fuite et le convainquent de rejoindre Lisbonne. L'histoire veut que Lopez retrouve sa famille au Portugal, rencontre le roi Jean III et même le pape Clément VII, à Rome. Ce dernier l’aurait absout du péché d’apostasie et aurait exhaussé ses vœux de retour à Sainte-Hélène. C’est là qu'il finit sa vie vers 1545.

Références : DANCOISNE-MARTINEAU, M., « Sainte-Hélène, un aperçu historique » dans CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005, pp. 13-14 ; GOSSE, Ph. St. Helena 1502-1938, London, 1938, pp. 4-10 ; The Commentaries of the Great Afonso Dalboquerque, Translated from the Portuguese Edition of 1774.

(Illustration : Sancta Helena, Bertius, 1618)

14/05/2010

Invasion et recolonisation

STHELENAMALLET[1] - Copie - Copie.jpgLa refondation de la colonie (1673)

Dans les années 1670, les Hollandais regrettent amèrement de ne s’être jamais établis durablement à Sainte-Hélène, brièvement occupée dans les années 1630 et 1640. Les lieux auraient pu en effet constituer pour eux une étape précieuse sur le chemin du Cap de Bonne Espérance, dont la colonisation avait été inaugurée en 1657 par Jan Van Riebeeck au nom de la VOC (Vereenigde Oost-Indische Compagnie). Après avoir recherché en vain une autre terre qui aurait pu leur convenir, ils se tournent de nouveau résolument vers l’île perdue. 

Au début de l’année 1673, après une première tentative échouée, quelques centaines de Hollandais envahissent Sainte-Hélène. Ils ont vite raison de la petite colonie. Le gouverneur et la plupart des habitants parviennent à l’évacuer. Leurs ennemis renforcent les fortifications.

Mais cinq mois plus tard, le capitaine Richard Munden réagit. Il débarque deux cents hommes au nord-est dans un lieu baptisé Prosperous Bay, puis contourne l’île pour menacer Jamestown. Les Hollandais, trop peu nombreux cette fois, capitulent. Le pavillon anglais est de nouveau hissé le 15 mai 1673.

Six mois plus tard, une charte du roi Charles II réattribue l’île à la Compagnie des Indes Orientales. Elle établit son mode de gouvernement, insiste sur l’importance stratégique des lieux ainsi que sur son rôle de forteresse et entend corriger les erreurs qui ont provoqué brièvement sa perte. La charte de 1673 est donc à comprendre comme le texte fondateur de la colonie retrouvée.

La plupart des habitants ayant quitté l’île lors de l’occupation hollandaise, Sainte-Hélène doit être repeuplée. C’est chose faite avec l’arrivée, la même année, des 119 premiers immigrants, planteurs pour la plupart. Cinquante ans plus tard, en 1722, la colonie compte près de mille habitants : il s’agit essentiellement des soldats de la garnison, de planteurs et d’une minorité d’esclaves.

Références : DANCOISNE-MARTINEAU, M., « Sainte-Hélène, un aperçu historique » dans CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005, p. 22 ; ROYLE, S., The Company’s Island : St Helena, company colonies and the colonial endeavour, London, 2007, pp. 47-55, 146-154 et 177.

(Illustration: Sainte-Hélène, Mallet, 1683)

10/04/2010

Les couleurs de Sainte-Hélène

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L'histoire d'un drapeau

Le drapeau de Sainte-Hélène est composé du British blue ensign (bleu avec l’Union Jack dans le coin supérieur droit) et de l’écusson de l’île. Celui-ci rappelle qu’en 1659 elle est devenue possession de la Compagnie des Indes Orientales. Le vanneau de Sainte-Hélène (Wirebird) y est également représenté. Le drapeau actuel a été adopté en 1984 remplaçant un autre, similaire, d’usage depuis 1874, mais sur lequel l’oiseau était absent.

L’histoire du blue ensign ne commence que dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 1865, le Colonial Defence Act autorisait « tout navire appartenant à ou au service permanent des colonies » d’utiliser ces couleurs avec l’écusson de la colonie en question. Cet acte a eu pour conséquence l’apparition de très nombreux drapeaux de ce genre. Les plus connus sont bien sûr ceux d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

A Sainte-Hélène, le blue ensign ne se voit que très peu. Au Caste, à Jamestown, siège du gouvernement de l’île, on arbore simplement le drapeau britannique.

Références: ZNAMIEROWSKI, A., The World Encyclopedia of Flags: The definitive guide to international flags, banners, standards and ensigns, London, 2003, pp. 108 et 213 ; http://www.worldstatesmen.org/Saint_Helena.htm

(Illustrations : Drapeau actuel de Sainte-Hélène (à gauche) et ancien drapeau (à droite))

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28/02/2010

Des monuments naturels facilement reconnaissables

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Les étrangers collines et rochers de Sainte-Hélène

L’une des particularités essentielles de Sainte-Hélène réside dans la variété inouïe de ses paysages. Celle-ci est renforcée par l’aspect caractéristique de certains de ses sommets.

Il y a d’abord la très verdoyante crête centrale (1) qui abrite les espèces primitives de l’île et qui représente un point de repère aisé et facilement repérable à partir de nombreux lieux plus excentrés. Les rochers monumentaux qui forment le décor de Longwood sont tout aussi reconnaissables (2): l’aspect conique de Flagstaff – seul lieu ou presque où la végétation ne semble pas disparaître à proximité des côtes – et le Barn – énorme bloc monolithique dont on dit qu’il ressemble au masque mortuaire de Napoléon en l’observant à partir d’un certain lieu et à une heure déterminée – forment un paysage unique en son genre.

Quatre autres rochers méritent également attention pour leur caractère singulier. Le premier d’entre eux est Lot (3), un monument naturel incontournable. Ce rocher phonolithique qui ressemble à un pain de sucre est apparu sous l’effet de l’érosion dans la région de Sandy Bay, au sud de l’île, dans un lieu assez justement nommé « Fairy Land ». Son nom issu de la Bible est plus compréhensible lorsque l’on observe le rocher voisin : Lot’s Wife (4).

« La femme de Loth » est située dans un paysage désertique et sablonneux surplombant la côte. L’étrange ressemblance de ce rocher avec le buste d’une femme évoque évidemment l’épisode de la Genèse où la femme de Loth se retrouve pétrifiée en statue de sel pour s’être retournée dans sa fuite pour observer les villes de Sodome et Gomorrhe subissant le châtiment divin.

Citons aussi Gorilla’s Head (5) – surprenant bloc de lave ressemblant étrangement à une tête de gorille et située sur le même site que Lot’s Wife –  et Turk’s Cap (6). « Le turban du Turc » est une petite colline située au nord-est de l’île.

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10/02/2010

La Compagnie des Indes Orientales perd ses droits sur Sainte-Hélène

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Sainte-Hélène devient colonie britannique

 

Le Government of India Act de 1833 prévoit qu’en date du 22 avril 1834, Sainte-Hélène cesse d’être gérée par la Compagnie des Indes Orientales pour passer pleinement sous le contrôle du gouvernement de Grande-Bretagne.

 

A partir de cette date, la Compagnie perd tous ses droits sur l’île et les gouverneurs sont nommés par le ministère des colonies. Le lendemain du jour prévu, l’évènement est salué par une salve de canons et l’Union Jack est hissé au mât de Ladder Hill qui domine Jamestown. En pratique, les affaires courantes sont encore gérée, contre payement, par l’ancienne administration jusqu’à ce que débarque le Général George Middlemore au début de 1836.

 

Dès son arrivée à Sainte-Hélène, le nouveau gouverneur Middlemore – de comportement dictatorial – est détesté, mais il répond fidèlement aux exigences de Londres. Suivant le rapport des commissaires Brandreth et Walpole envoyé sur place, il réduit drastiquement la paye des fonctionnaires –  et surtout des militaires – et décide d’augmenter les taxes à l’importation. Considérablement appauvris par cette politique, 120 hommes et des familles entières émigrent au Cap en 1838. Le nouveau pouvoir, conscient du caractère chimérique de l’idée de rendre l’île économiquement viable, la conçoit dorénavant exclusivement comme base militaire.

 

Les causes de ce transfert de pouvoir s’expliquent notamment par le développement de l’idéologie libérale peu encline à tolérer les privilèges commerciaux de la Compagnie. En 1813 déjà, elle avait perdu son monopole dans le commerce des Indes orientales. Elle cèdera d’ailleurs en 1858 tous les pouvoirs politiques, administratifs et militaires, qu’elle détenait en Inde, au gouvernement britannique.

 

Jusqu’au début des années 1830, la Compagnie avait maintenu à Sainte-Hélène une économie fermée et constituait le fournisseur exclusif de tous les biens de consommation, l’acheteur incontournable des produits de l’île et l’acteur politique, social et économique fondamental des lieux. Les navires étrangers nécessitant d’être ravitaillés étaient largement taxés et l’administration locale tolérait que quelques familles seulement, liées par intermariage, se partagent les postes-clés, ce qui générait assurément de nombreux abus, généralement impunis.

 

Dès le début, l’East India Company avait géré l’île dans son unique intérêt, sans se préoccuper de celui des habitants ce qui engendrait régulièrement des tensions, voire des révoltes. Les lieux ne lui rapportaient financièrement rien. Ils ne représentaient en définitive qu’un coût nécessaire pour son commerce en Asie.

 

Le changement de gouvernement à l’île de Sainte-Hélène constitue l’une des pertes de pouvoir et d’influence successives de la Compagnie des Indes Orientales au XIXe siècle qui aboutiront à sa dissolution pure et simple par décret en 1874.

 

Références : DANCOISNE-MARTINEAU, M., « Sainte-Hélène, un aperçu historique » dans CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005, p. 233 ; GOSSE, Ph. St. Helena 1502-1938, London, 1938, p. 303 ; ROYLE, S., The Company’s Island : St Helena, company colonies and the colonial endeavour, London, 2007, p. 161.

 

(Illustration: Vue de Jamestown, G. W. Mellis, Surveyor-General of the Island, A View of the Upper Part of the Main Street, Jamestown, Londres, 1857)

31/12/2009

La livre de Sainte-Hélène

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La monnaie de l’île

Sainte-Hélène dispose de sa propre devise: la livre de Sainte-Hélène - Saint Helena Pound. Celle-ci est liée à parité égale avec la livre sterling, qui est aussi acceptée dans l’île. Cette monnaie n'est d'usage qu’à Sainte-Hélène et à l’île de l’Ascension. Elle est difficilement échangeable en dehors de la zone où elle a cours.

Les pièces représentent la faune et la flore des deux îles: la tortue marine et la sterne fuligineuse d'Ascension, Jonathan - la tortue géante de Plantation House -, une fleur d'ébène de Sainte-Hélène... Notons la mention : « COLONY OF ST HELENA » sur la tranche de la pièce d’une livre.

01/12/2009

John Dutton lance la colonisation anglaise de Sainte-Hélène

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Les Anglais prennent possession de l’île de Sainte-Hélène

Dans le courant de l’année 1657, Oliver Cromwell commence à s’intéresser à l’île de Run dans les Moluques. La région faisait l’objet de rivalités entre Anglais et Hollandais depuis 1616. Voyant dans son occupation un moyen de briser le monopole hollandais sur le commerce des épices, Cromwell décide d’accorder à la Compagnie des Indes Orientales une charte lui permettant de contrôler des territoires et d’y construire des fortifications.

En octobre 1658, le capitaine John Dutton, qui avait servi précédemment la VOC (Vereenigde Oost-Indische Compagnie) et dont l’épouse est une Hollandaise originaire de Batavia est nommé gouverneur de Run. Par crainte de provoquer un nouveau conflit, l’expédition est néanmoins postposée. La Compagnie des Indes Orientales préfère envoyer dans un premier temps Dutton à Sainte-Hélène, qu’une charte octroyée par Richard Cromwell à ladite Compagnie autorisait à gouverner. Il doit en prendre possession, la fortifier et y établir des plantations afin d’en faire une base arrière pour le développement du commerce oriental. Le chef de l’expédition a pour ordre de rester à Sainte-Hélène jusqu’à ce qu’il y ait fondé une colonie après quoi il doit être envoyé à l’île de Run.

Dutton, qui quitte l’Angleterre à bord du Marmaduke en février 1659, doit faire escale au Cap-Vert pour acheter diverses « plantes, racines et herbes », mais aussi cinq ou six esclaves africains. Il débarque à Sainte-Hélène, le 5 mai de la même année, dans un lieu nommé Chapel Valley – ainsi nommé en raison de la chapelle qui y avaient été édifiée par les Portugais – et en devient le premier gouverneur. Autour du fort de forme triangulaire qu’il construit, se forme une petite bourgade qui deviendra Jamestown.

Deux ans plus tard, Dutton quitte l’île pour les Moluques. Quand il arrive à destination, il comprend que Run est occupée par les Hollandais qui n’ont nullement l’intention de se rendre. Après quelques escarmouches, les Anglais abandonnent la partie. Repris plus tard, les lieux seront échangés avec Manhattan à l’occasion du traité de Breda (1667).

A Sainte-Hélène, par où repasse Dutton sur le chemin du retour, la petite colonie anglaise s’est bien implantée. Dès le début de l’année 1659, soit avant sa première arrivée, chaque navire de la Compagnie revenant d’Orient devait y débarquer une tonne de riz pour l’approvisionner. Robert Stringer, qui avait succédé à Dutton après son départ, découpe l’île en cinquante parcelles : il s’en réserve cinq, quinze sont octroyées à la Compagnie et le reste est distribué aux colons qui ne sont alors que trente. Ceux-ci doivent travailler à la construction du fort et servir de sentinelles.

L’île se peuplera progressivement avec l’arrivée de colons dont bon nombre quittèrent l’Angleterre après le grand incendie de Londres de 1666. 

Références : DANCOISNE-MARTINEAU, M., « Sainte-Hélène, un aperçu historique » dans CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005, pp. 21-22 ; GOSSE, Ph. St. Helena 1502-1938, London, 1938, pp. 44-52 ; ROYLE, S., The Company’s Island : St Helena, company colonies and the colonial endeavour, London, 2007, pp. 17-19, 23-24 ; GILL, R., TEALE, P., St Helena 500, A Chronological History of the Island, s.l., 1999, pp. 68-76.

30/11/2009

Nouveau conseil législatif

Le 13 novembre dernier, un nouveau conseil législatif a pris ses fonctions à Sainte-Hélène suite aux élections du début du mois.

La nouvelle constitution a élargi les pouvoirs du nouveau conseil exécutif (ExCo) dont une partie des membres provient du conseil législatif (LegCo). Le gouverneur doit désormais suivre l'avis de l'ExCo dans la plupart des domaines politiques.

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31/10/2009

L’unique espèce d’oiseau endémique de l’île

Longwood (23)

Le vanneau de Sainte-Hélène (wirebird)

Le vanneau de Sainte-Hélène (wirebird) est la dernière espèce endémique d’oiseau vivant à Sainte-Hélène. C’est aussi le symbole de l’île, que l’on retrouve sur son drapeau. On peut l'observer dans les zones plates (dans les pâturages, à Deadwood Plain et Broad Bottom, ou, dans une moindre mesure, dans la zone semi-désertique de Prosperous Bay Plain, le site du futur aéroport).

Il semble que l’oiseau (19 cm de long) ait bénéficié de la régression de la forêt primitive. Une étude de 2006 fait pourtant état d’une diminution importante de la population de vanneaux de Sainte-Hélène au cours des cinq années précédentes. Les causes principales de ce déclin semblent être des plantes envahissantes et surtout la prédation des chats. Aujourd’hui, le St Helena National Trust, soutenu par la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB) et l’Overseas Territories Environment Programme (OTEP) est extrêmement impliqué dans la protection des quelques 300 individus qui restent.

Le National Trust dispose d’ailleurs d’un employé à temps plein (Gavin Ellick dit « Eddie »), qui ne s’occupe à peu près que de cela. Le projet d’aéroport ne semble pas être une menace démesurée pour l’espèce dans la mesure où ses concepteurs ont pris conscience de l’importance de la conserver.

 Références: Ashmole, Ph. & M., St Helena and Ascension Island : a natural history, Oswestry, UK, 2000 ; Conserving the Wirebird, St Helena National Trust.

 (Photo: auteur inconnu, source: archives personnelles)

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15/10/2009

Vues de Jamestown

 

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01/10/2009

Le voyage du Joseph et Thérèse à Tristan da Cunha

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L’île du Brabant

En 1775, un certain Guillaume Bolts obtient, au nom de la  « Société impériale asiatique de Trieste », un octroi de l’impératrice Marie-Thérèse pour commercer avec l’Asie. Ce Hollandais, qui avait longuement séjourné en Inde lorsqu’il était au service de la Compagnie des Indes orientales, avait le soutien d’un riche anversois, Charles de Proli ainsi que d’autres marchands de la ville portuaire.

 La même année, il embarque à la tête de la frégate Joseph et Thérèse pour un long voyage : destination l’Afrique de l’est et l’Inde. Après un voyage difficile, l’équipage se réapprovisionne à Rio de Janeiro avant de prendre la direction du Cap de Bonne Espérance. C’est alors qu’ils traversaient l’Océan Atlantique Sud qu’ils aperçurent l’actuel archipel Tristan da Cunha. Les marins du Joseph et Thérèse déclarèrent cette terre propriété de l’empereur et la baptisèrent « île du Brabant ». Le lieu était aride, austère et n’offrait qu’assez peu d’eau potable.

A la suite de cette première expédition, la « Société impériale asiatique de Trieste » reçut la permission de Joseph II de faire des emprunts pour subvenir aux frais d'expéditions nouvelles. Contrairement à la défunte et prospère « Compagnie d’Ostende », celle-ci fut si peu rentable que pour éviter la faillite, Bolts en vendit des parts considérant comme propriété de la compagnie « les établissements » de l’île du Brabant, qui n’existaient finalement que dans son imagination. Vains efforts. En 1785, la « Société impériale asiatique de Trieste » disparut, mais Joseph II continua de considérer l’île du Brabant comme sa propriété personnelle, même si elle ne signifiait rien pour lui. L’île était de nouveau libre de toute véritable prétention…

Pour l'anecdote, il existe aujourd'hui, à l'ouest de la péninsule antarctique, une île Brabant située non loin de l'île Gand, de l'île Anvers et de l'île Liège.

Références: Brander, J., Tristan da Cunha 1502-1902, London, 1940, pp. 49-50 ; Piot, Ch., Histoire des livres, Deux publications inconnues de Guillaume Bolts, dans Bulletin du Bibliophile belge, t. XIII, 2e série, t. IV, Bruxelles, 1857, pp. 81-85 ; Dumont, G. H., Belges d’Outremer, t. 1, Bruxelles, s.d., p. 5.

(Images:  Joseph II  ; Tristan da Cunha)

26/08/2009

L’escale d’un grand scientifique

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La visite de Charles Darwin

Charles Darwin, dont on célèbre le bicentenaire de la naissance cette année, a fait escale à Sainte-Hélène en 1836 à l’occasion de son célèbre voyage autour du monde à bord du HMS Beagle. Pendant son court séjour – six jours seulement – il recueillit une foule d’information au sujet de la faune, de la flore et surtout de la géologie de l’île, la parcourant de l’aube au crépuscule. Curieusement, il ne fit pas mention du wirebird, espèce endémique, et considérait que tous les oiseaux avaient été introduits récemment.

 Darwin fut fort frappé par la pauvreté qui régnait à Sainte-Hélène – touchant surtout les esclaves affranchis – et l’état « scandaleux » de délabrement de Longwood Old House, dernière résidence de Napoléon. Il fut en revanche plus positivement étonné par le caractère anglais voire gallois de certains paysages et ses nombreux cottages. « J’appréciais tellement mes randonnées parmi les rochers et monts de Sainte-Hélène, confie-il dans son journal de voyage, que je me suis senti presque triste le matin du 14 juillet de devoir descendre à Jamestown. Avant midi, j’étais à bord, et le Beagle faisait voile. »

Référence : DARWIN, Ch., Voyage of the Beagle: Part 29 Harvard Classics, Cambridge, Massachusetts, 2004, pp. 512-517.

(Images: Charles Darwin à la fin des années 1830 ; Le HMS Beagle de Charles Darwin)

02/08/2009

Réformes institutionnelles dans l’Atlantique Sud

Une nouvelle constitution pour Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha 

Le 8 juillet dernier, l’actuelle constitution de Sainte-Hélène et de ses dépendances a été remplacée par un nouveau texte. Celui-ci, qui devrait rentrer en application l’automne prochain, sera plus en phase avec l’évolution de la gouvernance locale de l’île. Il est le résultat d’une longue procédure qui a débutée il y a dix ans.

La nouvelle constitution réduit les pouvoirs du gouverneur, extrêmement larges jusqu’à présent, et introduit une déclaration des droits (Bill of Rights), mais aussi une réelle indépendance du pouvoir judiciaire, une clarification des rôles respectifs des institutions des trois îles et des mesures permettant une plus grande transparence financière.

Le sous-secrétaire d’État parlementaire aux affaires étrangères, Chris Bryant, a salué cet évènement : « La nouvelle constitution convient au début du 21e siècle, a-t-il déclaré (…) Elle représente cette forme de nouveau partenariat que nous recherchons avec nos territoires d’outre-mer. »

Jamestown (12) - Copie
The Castle,
siège du gouvernement de Sainte-Hélène, Jamestown.

SARTMA, July 7 2009

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30/06/2009

Les conséquences personnelles d’une défaite

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(Reconstitution de la bataille de Waterloo, 21 juin 2009)

Chronologie d’un empereur déchu

I. DE LA BATAILLE DE WATERLOO AU DÉPART POUR SAINTE-HÉLÈNE (18 juin 1815 – 9 août 1815)

18 juin 1815 : Défaite de Napoléon à Waterloo.

22 juin 1815 : De retour à Paris depuis la veille, Napoléon abdique en faveur de son fils Napoléon II.

24 juin 1815 : Le maréchal Davout, ministre de la guerre, invite avec insistance Napoléon à quitter Paris. On lui suggère bientôt de se réfugier aux États-Unis.

29 juin 1815 : Départ de Malmaison.

2 juillet 1815 : Napoléon arrive à la préfecture de Niort d’où il apprend que la flotte anglaise croise au large.

8 juillet 1815 : Après une attente des sauf-conduits promis par le gouvernement français, il embarque pour l’île d’Aix depuis Fouras. Le même jour, le roi Louis XVIII est de retour à Paris.

9 juillet 1815 : Napoléon découvre que tout retour sur le continent lui est interdit.

14 juillet 1815 : Bloqué sur l’île d’Aix par laquelle il comptait quitter la France, Napoléon décide de se mettre « sous la protection des lois britanniques » après avoir reçu des propos rassurants du capitaine Maitland commandant le HMS Bellerophon.

16 juillet – 24 juillet 1815 : Traversée à bord du HMS Bellerophon.

Napoleon on board the Bellerophon de William Quiller Orchardson.
(William Quiller ORCHARDSON, « Napoleon on board the Bellerophon »)

Du 24 juillet au 6 août 1815 : Napoléon, se voyant refuser de débarquer sur le sol anglais, reste à bord du Bellerophon d’où il apprend, le 31 juillet, la décision du gouvernement britannique de l’exiler à Sainte-Hélène. Il choisit les hommes qui vont l’accompagner (les généraux Bertrand, Montholon et leurs familles, le général Gourgaux ainsi que le comte de Las Cases et son fils, le docteur O’Meara et des domestiques).

7 août 1815 : Transfert à bord du HMS Northumberland commandé par George Cockburn, brillant amiral qui avait pris la ville de Washington en 1813.

 

II. VOYAGE ET PREMIERS MOIS A SAINTE-HÉLÈNE (9 août 1815 – 10 décembre 1815)

9 août 1815 – 15 octobre 1815 : Voyage vers Sainte-Hélène. Escale à Madère où les passagers ne sont pas autorisés à descendre.

16 octobre 1815 : L’amiral Cockburn remplace le colonel Wilks en tant que gouverneur de l’île de Sainte-Hélène.

17 octobre 1815 : A la tombée du jour, Napoléon débarque à Sainte-Hélène et loge à Porteous House, à Jamestown, où le duc de Wellington était également descendu lors de son retour des Indes. Le lendemain, il visite le site de Longwood que l’amiral Cockburn avait choisi dès son arrivée pour le loger. Sur le chemin du retour, l’empereur déchu aperçoit le pavillon des Briars et émet le souhait d’y loger jusqu’à ce que Longwood House soit mise en état.

18 octobre – 10 décembre 1815 : Séjour au pavillon des Briars. Ce furent les meilleurs moments que Napoléon passa à Sainte-Hélène. Il commence à travailler à ses mémoires et se lie d’amitié avec la famille Balcombe, voisine et propriétaire des lieux, en particulier avec leur fille Betsy. Le général Gourgaud installe une tente à proximité pour être plus proche de son idole.

 

III. LONGWOOD (10 décembre 1815 – 5 mai 1821)

Napoléon achève sa vie à Longwood House, une maison bâtie sur un plateau dénudé et battu par les vents des hauteurs de l’île. Cette phase finale de son existence est ponctuée par la dictée de ses mémoires, par des périodes de dépression et par les conflits avec le gouverneur Hudson Lowe. Nommé spécialement pour l’occasion, celui-ci entend bien rester inflexible pour éviter tout risque d’évasion. La maison de Longwood est également peuplée par les compagnons d’exil de Napoléon sauf la famille Bertrand qui vit à proximité. Au fur et à mesure de son séjour, l’état de santé du prisonnier de l’Europe décline progressivement avec des phases d’amélioration et des phases de rechutes.

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(Zéphirin BELLIARD, « Napoléon dictant ses mémoires au général Gourgaud »)

14 avril 1816 : Arrivée à Jamestown de Sir Hudson Lowe, nouveau gouverneur de l’île, et de son état-major.

17 avril 1816 – 18 août 1816 : Six et uniques entrevues, souvent tendues, entre Napoléon et Hudson Lowe. Les violents reproches du premier à l’égard du second mènent à la rupture. Lowe limitera les mouvements de son « prisonnier » et exigera de lui qu’il réduise ses dépenses personnelles. Napoléon pouvait circuler librement dans ses jardins, mais n’était pas autoriser de quitter les limites de Longwood sans être accompagné par un officier britannique.

6 mai 1816 : Des matériaux sont acheminés pour construire une nouvelle résidence pour Napoléon.

30 décembre 1816 : Las Cases et son fils sont expulsés de l’île après avoir été incarcérés pour cause de correspondance clandestine.

5 octobre 1817 : Napoléon est souffrant. Le docteur O’Meara diagnostique une hépatite.

12 décembre 1817 : Tensions entre Gourgaud, dont Napoléon souhaite le départ, et Montholon. Le premier provoque le second en duel, mais l’empereur exilé l’en défend.

14 mars 1818 : Gourgaud quitte Sainte-Hélène suivit quatre jours plus tard par la famille Balcombe.

2 août 1818 : Après avoir dénoncé des conditions de détention incompatibles avec l’état de santé de Napoléon, le docteur O’Meara est rapatrié en Angleterre. Il sera brièvement remplacé par un médecin militaire, le docteur Stokoe, puis par le docteur Antommarchi, d’origine corse.

2 octobre 1818 : Début de la construction de la nouvelle maison destinée à « l’ogre ». Elle sera baptisée « Longwood New House ».

16 janvier 1819 : Napoléon visite la nouvelle maison. Scandalisé par la grille qui l’entoure, il refuse de déménager dans une « prison ». Trouvant toujours quelque chose à lui reprocher, il prétendra par la suite que sa disposition est inadéquate.

2 juillet 1819 : Départ d’Albine de Montholon, et de ses trois enfants, sous prétexte de raisons de santé. Elle sera suivie peu de temps après par le lieutenant Jackson de l’état-major d’Hudson Lowe, qu’elle retrouvera à Bruxelles.

20 juillet 1819 : Napoléon entreprend des travaux d’aménagements des jardins de Longwood.

1er janvier 1820 : Hudson Lowe décide de faire élargir les limites de libre circulation autour de Longwood.

4 octobre 1820 : Dernière sortie de Napoléon en dehors des environs immédiats de sa résidence. Il se rend à cheval à Mount Pleasant.

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(Oscar REX, « C’est fini »)

21 novembre : Napoléon déclare que seule la force le ferait déménager à Longwood New House. Il n'y habitera jamais.

22 mars 1821 : Aggravation de son état de santé. Cinq jours plus tard, il envisage la fin.

12 avril – 24 avril 1821 : Très affaibli, il met sur papier ses dispositions testamentaires avec l’aide de Montholon.

29 avril 1821 : Napoléon commence à délirer.

3 mai 1821 : Trois médecins anglais lui font ingurgiter du calomel pour vaincre sa constipation. Les effets sont désastreux.

5 mai 1821 : Napoléon s’éteint en fin d’après-midi entouré par ses compagnons d’exil. Contrairement aux nombreuses légendes que l’on raconte à ce sujet, il n’a pas été empoisonné. La cause de sa mort est très probablement due à un cancer et surtout à une perforation de l’estomac. Selon Chantal Bismuth, professeur de toxicologie à l'Hôpital Lariboisière à Paris, Napoléon constituait au moment de sa mort un véritable « musée pathologique ».

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(Charles Auguste DE STEUBEN, « Mort de Napoléon »)

 

IV. SUITES IMMÉDIATES DU DÉCÈS

6 mai 1821 : Après l’autopsie réalisée par Antommarchi, les officiers britanniques et la population de l’île défilent devant la dépouille de Napoléon.

9 mai 1821 : Descente en cortège vers Sane Valley où il est inhumé, les Anglais refusant que son corps quitte Sainte-Hélène.

14 mai 1821 : Les compagnons d’exil de Napoléon se partagent les manuscrits, livres, argent liquide et autres effets de l’empereur défunt.

26 mai 1821 : Les compagnons d’exil embarquent sur le Camel qui largue les amarres le lendemain.

25 juillet 1821 : Hudson Lowe quitte Sainte-Hélène. 

 

V. SUITES LOINTAINES DU DÉCÈS

7 juillet 1840 : Suite à l’accord de Lord Palmerston et à la demande de son père, le roi Louis-Philippe, le prince de Joinville quitte Toulon pour Sainte-Hélène à bord de la Belle Poule afin de ramener la dépouille de Napoléon. Prendront notamment part au voyage les généraux Bertrand, Gourgaux et le fils Las Cases.

15 octobre 1840 : Sept jours après l’arrivée de la Belle Poule a lieu l’exhumation en présence des compagnons de Napoléon.

15 décembre 1840 : A Paris, des milliers de vétérans et de curieux assistent au cortège funèbre de Napoléon. Celui-ci démarre de l’Arc de Triomphe et rejoint les Invalides via la Place de la Concorde.

7 mai 1858 : Le Conseil privé de la reine Victoria ratifie la vente de Longwood Old House et de la Vallée de la Tombe à la France de Napoléon III.

30 juin 1858 : Arrivée du premier conservateur des Domaines français de Sainte-Hélène sur les lieux de son affectation.

15 décembre 1940 : Adolf Hitler transfère la dépouille de Napoléon II de Vienne aux Invalides ce qui n’émeut personne.

1949 : Longwood New House est rasée.

Mai 1959 : Le pavillon des Briars est cédé à la France par Dame Mabel Brookes descendante de William Balcombe.

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(Henri-Félix-Emmanuel PHILIPPOTEAUX, « Arrivée des cendres de Napoléon Ier à Courbevoie, le 14 décembre 1840, à 4 heures du soir »)

Références : MACÉ, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004 ; CHEVALLIER, B., DANCOISNE-MARTINEAU, M., LENTZ, Th., Sainte-Hélène, Île de Mémoire, Paris, 2005.

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14/06/2009

Un guide pour visiter Sainte-Hélène

coverimage-157422_bradt_sthelena_jkt[1].jpgGuide Bradt : St Helena, Ascension, Tristan da Cunha

Il existe un guide touristique en anglais au sujet de Sainte-Hélène et de ses dépendances - Ascension et Tristan da Cunha - réalisé par Sue Steiner et remis à jour par Robin Liston, que j’ai eu l’honneur de rencontrer et d’informer. Très complet, il cerne l’essentiel de ce qu’un voyageur doit savoir pour se rendre dans ces îles.

Sue Steiner, Robin Liston, St Helena, Ascension, Tristan da Cunha, the Bradt Travel Guide, September 2007, 208 p. 

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12/04/2009

João da Nova, découvreur de l’Atlantique Sud

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João da Nova, ses voyages et découvertes

La troisième flotte que le roi de Portugal, Manuel Ier le Fortuné (1495-1521) envoya en Inde en 1501 était dirigée par João da Nova – ou Juan de Nova – navigateur galicien. La même année, il découvrit l’île de l’Ascension qu’il baptisa Conception. Cette île fut revendiquée officiellement par Alphonse d’Albuquerque au nom du Portugal le jour de la fête de l’Ascension 1503, d’où son nom.

Arrivé dans le sous-continent, da Nova y fonda un comptoir à Cannanore. En 1502, après avoir défait une flotte du Zamorin de Calicut, il s’en retourna au Portugal et découvrit une île qu’il baptisa Sainte-Hélène. Avec l’épave de l’un de ses navires, il aurait construit une chapelle qui aurait donné son nom à la vallée qui l’entoure – Chapel Valley –, aujourd’hui connue sous le nom de James Valley.

Da Nova, qui était aussi considéré comme un spécialiste de l’Océan indien équatorial, rentra en conflit avec Albuquerque et Almeida. Décédé à Cochin en 1509, il donna son nom à l’île Juan de Nova – qu’il découvrit également – située dans le canal du Mozambique et actuellement dépendance des Terres australes et antarctiques françaises.

Références : Geneviève Bouchon, « Premières reconnaissances portugaises dans l’Océan indien : L’inscription de Colombo (1501) et la Recherche de Ceylan, » dans Revue d’Histoire Maritime, Rivalités maritimes européennes (XVIe siècle-XIXe siècles), PUPS, Numéro 4, 2005, p. 42 ; Edward Cannan, Churches of the South Atlantic 1502-1991, 1992, pp. 23-28 ; António Henrique de Oliveira Marques, Histoire du Portugal et de son empire colonial, 1998, p. 164.

(Illustration : Gravure représentant l’île de Sainte-Hélène et la vallée de la Chapelle, Jan Huyghen van Linschoten, Amsterdam, 1596)

10/04/2009

Sainte Hélène : sa vie, sa fête, le nom d’une île

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Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin
 
Sainte Hélène fut la concubine de l’empereur romain Constance Chlore et la mère de l’empereur Constantin (306-337) qui, par l’édit de Milan (313), mit fin aux persécutions des chrétiens. Elle exerça une grande influence sur les décisions de son fils en matière religieuse et on lui a attribué la découverte de la Sainte-Croix. 
 
La raison pour laquelle le navigateur portugais João da Nova baptisa « Sainte-Hélène » l’île qu’il découvrit le 21 mai 1502 est obscure. Selon le calendrier catholique, sainte Hélène est fêtée le 18 août, et non le 21 mai, date à laquelle on fête Constantin. Pourquoi donc avoir baptisé une île par le nom de la mère du saint qui était fêté le jour de la découverte de l’île ?
 
L’explication la plus probable semble la suivante. A la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance, la péninsule ibérique accueillait de nombreux Grecs, qui étaient notamment employés dans la marine. Il semble fort probable que certains d’entre eux aient accompagné da Nova dans son voyage et que, par conséquent, ce soit le calendrier orthodoxe qui ait servi de référence pour donner un nom à l’île. Selon celui-ci, en effet, sainte Hélène est fêtée le 21 mai.
 
Référence : Edward Cannan, Churches of the South Atlantic 1502-1991, 1992, pp. 23-24.
 
(Illustration: Cima da Conegliano, St Helena, 1495, National Gallery of Art, Washington)

 

07/03/2009

De moins en moins de « rockers »

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Le déclin des gorfous de Tristan da Cunha et Gough

Tristan da Cunha et l’île inhabitée de Gough, toutes deux dépendantes du territoire d’outre-mer britannique de Sainte-Hélène, ont perdu environ deux millions de gorfous sauteurs du nord en un demi-siècle. Le nombre de ces « rockers » a diminué de 90% en 130 ans à Tristan da Cunha. Un déclin aussi important a été observé à Gough, en seulement 45 ans. Or, ces îles contiennent plus de 80% de la population mondiale de cette espèce. Les autres individus vivent sur deux îles françaises de l’Océan indien, Saint-Paul et Amsterdam, et déclinent tout aussi rapidement. 

Les causes de ce phénomène restent inconnues à ce jour, mais les changements climatiques et la surpêche en sont les explications probables. Les gorfous sauteurs du sud, que l’on trouve notamment aux Malouines, sont également – dans une moindre mesure – menacés.

The Telegraph, January 15 2009

The Times, January 15 2009

(Photo: The Times, January 15, 2009)

14/02/2009

Aéroport : Que veulent les Saint-Héléniens ?

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Heureux coupés du monde

Selon un sondage réalisé par le St Helena Independent, l’un des deux hebdomadaires de l’île, les Saint-Héléniens ne seraient pas intéressés de disposer d’un aéroport. 58% des personnes interrogées ne le considère pas nécessaire et deux tiers d’entre elles sont opposées au projet. Sa récente suspension pose néanmoins problème dans le court terme car le RMS St Helena, unique bateau assurant le lien avec le reste du monde, arrivera en fin de vie en 2010.

Quoi qu’il en soit, certains insulaires et habitués de l’île doutent depuis longtemps de l’aboutissement du projet. 200 millions de livres dépensées pour la construction d’un aéroport, – qui nécessiterait la construction d’une nouvelle route traversant Sainte-Hélène – destiné à 4000 habitants seulement, paraît un coût difficilement défendable. L’île ne coûte en effet aujourd’hui « que » 12 millions de livres par an au contribuable britannique. De plus, rien d’indique que l’accès aérien permettrait de réduire le montant des subsides de façon significative. « No economist who has ever come to this island will state that the airport will guarantee prosperity, » affirmait encore récemment Bobby Robertson, membre du Conseil législatif de l’île. Sainte-Hélène a toujours dépendu financièrement de l’extérieur. 

Peut-être serait-il préférable de prévoir des liaisons maritimes plus fréquentes avec l’île de l’Ascension, terre la plus proche et disposant d’un aéroport. 16,6 millions d’euros viennent d’ailleurs d’être alloués par le Fonds européen de développement (FED) à Sainte-Hélène et ses dépendances en vue, notamment, de l’amélioration de la qualité des installations « portuaires » de Jamestown – et d’Edinburgh of the Seven Seas (Tristan da Cunha).

BBC News, January 20 2009

The Tristan Times, February 2 2009

(Image: www.sainthelenaaccess.com)

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17/01/2009

11 sites historiques

Les 11 sites historiques de Sainte-Hélène

La réponse à une question, posée au Parlement britannique en novembre dernier, nous apprend quels sont les 11 sites historiques de Sainte-Hélène reconnus par le gouvernement de l’île. Il s’agit surtout de vestiges militaires (le complexe de Ladder Hill, les fortifications du front de mer à Jamestown, le fort de High Knoll…). On compte aussi deux édifices religieux (St James’ Church - qui serait la plus ancienne église anglicane de l’hémisphère sud – et St Paul’s Cathedral) et surtout la maison de Napoléon à Longwood, le Castle ­– siège administratif de l’île – et Plantation House – résidence des gouverneurs de Sainte-Hélène. Bizarrement, le site de la tombe de Napoléon et celui de sa première résidence aux Briars n’ont pas été retenus, pas plus que le cimetière boer de Knollcombes.

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Les Briars, l’un des sites non retenus par le gouvernement hélénien.

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26/12/2008

Le projet d'aéroport suspendu

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Le projet d’aéroport hélénien a du plomb dans l’aile.

Prévu pour 2012, le gouvernement britannique a décidé de le suspendre. Londres invoque la crise financière pour justifier cette décision. Un référendum avait été organisé en 2001 et les Saint-Héléniens s’étaient exprimés en faveur d’une liaison aérienne, perçue comme un moyen efficace pour favoriser le développement de l’île et surtout garantir sa survie. Quand en 2002, les insulaires ont récupéré leurs droits à la citoyenneté britannique – retirés sous le gouvernement Thatcher –, le nombre d’habitants a en effet chuté de 5000 à 3800 en moins de deux ans. All our plans for the future were based on the airport project, » a confié Eric Benjamin, l’un des membres du conseil législatif de l’île au Times. « We are devastated. »

The Times, December 19 2008.

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14/12/2008

Les Belges du bout du monde

9782873865764[1].jpgMon séjour à Sainte-Hélène figure dans le livre qui commémore les vingt ans de l'émission radio: "Les Belges du bout du monde".
 
Adrien Joveneau, Frédérique Thiébaut, Les Belges du bout du monde, Bruxelles, RTBF-Racine, 2008, pp. 196-197.

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22/04/2007

Départ de l'île

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07/02/2007

C’est fini

Mon stage dans cette île tellement surprenante prend fin cette semaine. Je quitte les souvenirs plein la tête de rencontres avec des gens aussi différents qu’intéressants, de la beauté des paysages et évidemment de mon stage qui m’a permis de visiter de nombreux sites à caractère historique que j’ai découverts, compris et répertoriés comme autant de facettes de l’histoire d’un lieu aussi spécial.

Dimanche, j’embarquerai à bord du RMS St Helena à destination du Cap via Walvis Bay. J’en profiterai pour visiter l’Afrique du Sud et je ne serai donc de retour en Belgique que le 12 mars.

Je souhaite remercier tous ceux qui m’ont écrit depuis le début de mon séjour, ce fut vraiment un grand plaisir de recevoir de vos nouvelles. Merci aussi à ceux que je ne connais pas qui ont suivi mon aventure sur ce site web.

Mais avant de clôturer, je voudrais vous faire partager une dernière fois des images de ce lieu grandiose. Voici donc la dernière série de mes photos de l’île de Sainte-Hélène.

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Fairyland avec vue sur Lot et Sandy Bay.
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Flagstaff et le Barn vus de Longwood.
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Plantation de café.
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Sugar Loaf.
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La tombe de l’Empereur.
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Lot vu de la mer.
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Couché de soleil sur James Bay.
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Vue nuageuse sur le centre de l’île à partir du Barn.
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Arc-en-ciel sur les hauteurs des Briars.
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Speery Island.
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King and Queen Rocks.
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Great Stone Top.
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Vue depuis Great Stone Top.
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Vue sur Turk’s Cap Valley.
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Fleur d'Ebène de Sainte-Hélène.
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Vestiges militaires à james Bay.