18/11/2006

Du Cap à Sainte-Hélène

Voilà près de deux semaines que je suis arrivé à Sainte-Hélène mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai la possibilité de compléter mon blog.  

Je suis arrivé au Cap via Londres le 30 octobre à 6h du matin ce qui m’a permis de pouvoir me rendre à l’extrémité du Cap de Bonne Espérance qui est aujourd’hui un magnifique parc naturel.Le lendemain, contrairement au jour de mon arrivée, le ciel était dégagé et j’ai pu emprunter le téléphérique qui mène au sommet de la fameuse Table Mountain.

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Le centre ville n’a rien d’exceptionnel, mais j’ai aimé visiter le Company’s Garden où se situe notamment le Parlement et la Bibliothèque nationale. J’ai aussi eu l’occasion de visiter le Castle of Good Hope qui fut en quelque sorte le concurrent du James Fort de Sainte-Hélène comme étape de la route des Indes.

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Mais il était déjà temps de me rendre au port où j’ai assez facilement trouvé le Royal Mail Ship St Helena.

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Le départ était prévu pour 16h, mais nous n’avons largué les amarres que vers 20h car ce navire qui est pratiquement le seul à ravitailler l’île était particulièrement chargé et l’organisation du port du Cap laissait visiblement à désirer. Avant le départ, j’avais donc déjà pu visiter l’entièreté du bateau et fait la connaissance de deux ou trois passagers dont les deux Français dont je partageais la cabine. Les quatre jours de traversée furent riches en rencontres, jeux, barbecues, quizz et conférences. Les gens étaient détendus et faciles à aborder. Ils discutaient facilement et les habitués de l’île en parlaient avec enthousiasme. Il faut dire que le RMS n’est pas un navire sur lequel on ne rencontre que des touristes. De nombreux voyageurs se rendent à Sainte-Hélène pour des raisons professionnelles et commerciales ou retournent simplement chez eux. A ma table, le soir, il y avait un Anglais qui accompagnait les deux Français à Sainte-Hélène pour installer un matériel de contrôle de la radioactivité et un Sud-Africain qui était l’ancien directeur de Solomons, la principale entreprise de l’île.

Malgré le mal de mer dont j’ai été sujet en début de traversée, je suis maintenant convaincu que les voyages en bateaux sont parmi les plus beaux qui soient car ils peuvent être vécus pour eux-mêmes. Ce qui n’est le cas ni des voyages en avion, ni en train qui ne sont que des moyens pour se rendre à destination et non des buts en soi. Aussi quelques journées de navigation en plus ne m’auraient pas du tout dérangées.

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Après quatre jours fantastiques en mer, seuls au milieu de l’océan, on nous annonce que nous arriverons le lendemain à Sainte-Hélène vers 8h du matin. Comme il est déjà possible d’admirer l’île deux heures avant l’arrivée, certains passagers (dont moi évidemment) se sont levés vers 5h30-6h pour apercevoir enfin la terre. Arrivant par le sud, le navire a fait le tour par l’est pour rejoindre la capitale de l’île.Dès le début, j’avais déjà l’impression de connaître beaucoup de monde, je rencontrais tous les jours des gens que j’avais connus sur le bateau et j’ai été rapidement présenté à plusieurs habitants de l’île. J’ai déjà eu l’occasion de visiter le pays notamment avec un de mes collègues du National Trust, Eddie, dont la tâche est la protection du vanneau de Sainte-Hélène, espèce endémique et en voie de disparition.

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Le débarquement s’est fait très rapidement. Attendu par Cathy Hopkins, la directrice du St Helena National Trust, j’ai dû prendre la première navette qui m’a conduit à terre, Jamestown ne possédant aucun véritable port.

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Après m’être présenté auprès d’elle et à mes collègues j’ai pu m’installer dans une petite maison à cinq minutes du centre et visiter cette étrange petite ville située au fond d’une longue et étroite vallée entre deux hautes collines dénudées : Ladder Hill (et son escalier de 699 marches) et Munden’s Hill.

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La maison bleue est la Wellington House, aujourd'hui un hôtel.

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Les côtes de l’île sont très différentes de l’arrière-pays. Alors que les premières sont pratiquement désertiques et donnent l’impression d’une île sévère et sombre, le centre de l’île est verdoyant et vallonné. Les paysages sont donc variés.

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Le climat l’est aussi. A Jamestown, il fait très doux, mais quand on monte dans le pays certaines régions sont plus fraîches et parfois venteuses. Il arrive très souvent qu’une partie de l’île soit très nuageuse au point que les sommets des plus hautes collines soient dans le brouillard tandis qu’au même moment une autre partie est très ensoleillée.

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C’est dans les hauteurs que se situe Farm Lodge où j’ai eu la chance d’être invité. Cette bâtisse coloniale du 18e siècle est probablement la plus belle maison d’hôte de l’île. Magnifiquement meublée, elle est située dans une superbe zone boisée. Napoléon s’y est probablement rendu et la princesse Anne y fut reçue.

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J’ai déjà eu un aperçu de l’extérieur de Longwood House (la maison de Napoléon) et j’ai visité la vallée du tombeau où était enterré l’Empereur. Dimanche passé, le 12 novembre (et non le 11) c’était le Remembrance Day. Il y a donc eu une cérémonie très British vers 11h devant un monument au mort faisant face à l’océan.  A Sainte-Hélène, les gens sont sympathiques et cherchent à faire connaissance avec les nouveaux venus. Tout le monde se salue partout. Même les automobilistes font un signe de la main quand ils croisent un piéton.

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L’île est trop petite pour avoir ses propres quotidiens. Il n’y a donc que deux petites revues hebdomadaires : le St Helena Herald et le St Helena Independent qui paraissent le vendredi et qui constituent la seule presse écrite que l’on puisse trouver. Il y a aussi deux radios locales : Radio St Helena et Saint FM.

Jamestown n’est évidemment qu’un village. Il n’y a donc qu’une petite dizaine de magasins dont deux épiceries, la Poste (où on ne travaille probablement pas beaucoup : il n’y a pas de facteurs) et deux hôtels dont le Wellington. Outre Jamestown, les autres zones d’habitations principales sont Half Tree Hollow sur les hauteurs de James Valley (à mon avis, c’est la moins belle  partie de l’île: un plateau dénudé où les maisons paraissent construites de façon désordonnée) et Longwood qui se résume à une avenue avec la maison de Napoléon dans le fond.

Concernant mon stage à proprement parler, j’ai commencé par l’enregistrement de tous les objets de valeurs historiques que l’on peut trouver au château de Jamestown qui est le siège du gouvernement. Pour l’instant, je suis entrain d’entrer les informations que j’ai récoltées dans la base de donnée qui devra être complétée par des recherches dans les archives avant de pouvoir être utilisée pour produire de la documentation.  

Je serai aussi amener à faire des recherches sur l’histoire de Sainte-Hélène. Celles-ci porteront probablement sur les premiers établissements portugais au 16e siècle. Selon, Michel Martineau, le consul des Domaines français de Sainte-Hélène, c’est une époque qui a encore été peu étudiée.

Pour finir, je dois dire que j’ai beaucoup de chance pour mon logement, je dispose d’une maison qui est beaucoup trop grande pour moi tout seul. Si quelqu’un veut venir, il est le bienvenu. 

Mes nouvelles coordonnées :

1, « Thompsons Yard » Market Street - Jamestown - Island of St Helena - South Atlantic Ocean - STHL 1ZZ - +290 2528

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14:42 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage a sainte-helene |  Facebook |

Commentaires

Continue Bravo ton blog est très bien fait, des belles photos et un reportage super.
Merci de me faire voyager à travers le net. Je reste attentive à la suite de ton histoire avec encore des belles photos.

Écrit par : titine | 20/11/2006

Super ! Vu d'ici, ça a l'air sympa... T'as pas des photos de ta bicoque, stp ? Quand on voit les paysages, c'est vraiment super varié. Comment se passe la transition entre les endroits désertiques et ceux verdoyants ? Est-ce assez rapide ou y a-t-il plutôt une "vaste zone tampon" entre les deux climats (une petite photo serait la bienvenue ;-) )? Continue !!

Écrit par : Christian | 21/11/2006

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