31/10/2009

L’unique espèce d’oiseau endémique de l’île

Longwood (23)

Le vanneau de Sainte-Hélène (wirebird)

Le vanneau de Sainte-Hélène (wirebird) est la dernière espèce endémique d’oiseau vivant à Sainte-Hélène. C’est aussi le symbole de l’île, que l’on retrouve sur son drapeau. On peut l'observer dans les zones plates (dans les pâturages, à Deadwood Plain et Broad Bottom, ou, dans une moindre mesure, dans la zone semi-désertique de Prosperous Bay Plain, le site du futur aéroport).

Il semble que l’oiseau (19 cm de long) ait bénéficié de la régression de la forêt primitive. Une étude de 2006 fait pourtant état d’une diminution importante de la population de vanneaux de Sainte-Hélène au cours des cinq années précédentes. Les causes principales de ce déclin semblent être des plantes envahissantes et surtout la prédation des chats. Aujourd’hui, le St Helena National Trust, soutenu par la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB) et l’Overseas Territories Environment Programme (OTEP) est extrêmement impliqué dans la protection des quelques 300 individus qui restent.

Le National Trust dispose d’ailleurs d’un employé à temps plein (Gavin Ellick dit « Eddie »), qui ne s’occupe à peu près que de cela. Le projet d’aéroport ne semble pas être une menace démesurée pour l’espèce dans la mesure où ses concepteurs ont pris conscience de l’importance de la conserver.

 Références: Ashmole, Ph. & M., St Helena and Ascension Island : a natural history, Oswestry, UK, 2000 ; Conserving the Wirebird, St Helena National Trust.

 (Photo: auteur inconnu, source: archives personnelles)

20:00 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature |  Facebook |

15/10/2009

Vues de Jamestown

 

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01/10/2009

Le voyage du Joseph et Thérèse à Tristan da Cunha

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L’île du Brabant

En 1775, un certain Guillaume Bolts obtient, au nom de la  « Société impériale asiatique de Trieste », un octroi de l’impératrice Marie-Thérèse pour commercer avec l’Asie. Ce Hollandais, qui avait longuement séjourné en Inde lorsqu’il était au service de la Compagnie des Indes orientales, avait le soutien d’un riche anversois, Charles de Proli ainsi que d’autres marchands de la ville portuaire.

 La même année, il embarque à la tête de la frégate Joseph et Thérèse pour un long voyage : destination l’Afrique de l’est et l’Inde. Après un voyage difficile, l’équipage se réapprovisionne à Rio de Janeiro avant de prendre la direction du Cap de Bonne Espérance. C’est alors qu’ils traversaient l’Océan Atlantique Sud qu’ils aperçurent l’actuel archipel Tristan da Cunha. Les marins du Joseph et Thérèse déclarèrent cette terre propriété de l’empereur et la baptisèrent « île du Brabant ». Le lieu était aride, austère et n’offrait qu’assez peu d’eau potable.

A la suite de cette première expédition, la « Société impériale asiatique de Trieste » reçut la permission de Joseph II de faire des emprunts pour subvenir aux frais d'expéditions nouvelles. Contrairement à la défunte et prospère « Compagnie d’Ostende », celle-ci fut si peu rentable que pour éviter la faillite, Bolts en vendit des parts considérant comme propriété de la compagnie « les établissements » de l’île du Brabant, qui n’existaient finalement que dans son imagination. Vains efforts. En 1785, la « Société impériale asiatique de Trieste » disparut, mais Joseph II continua de considérer l’île du Brabant comme sa propriété personnelle, même si elle ne signifiait rien pour lui. L’île était de nouveau libre de toute véritable prétention…

Pour l'anecdote, il existe aujourd'hui, à l'ouest de la péninsule antarctique, une île Brabant située non loin de l'île Gand, de l'île Anvers et de l'île Liège.

Références: Brander, J., Tristan da Cunha 1502-1902, London, 1940, pp. 49-50 ; Piot, Ch., Histoire des livres, Deux publications inconnues de Guillaume Bolts, dans Bulletin du Bibliophile belge, t. XIII, 2e série, t. IV, Bruxelles, 1857, pp. 81-85 ; Dumont, G. H., Belges d’Outremer, t. 1, Bruxelles, s.d., p. 5.

(Images:  Joseph II  ; Tristan da Cunha)