28/12/2006

La faune

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High Hill, Egg Island et ses dauphins

Comme vous avez pu le remarquer, Sainte-Hélène n’est pas seulement intéressante d’un point de vue historique. L’île l’est aussi pour ses paysages et sa nature. Aussi je profite d’une visite récente à Egg Island pour vous présenter une partie de la faune.

Les dauphins sont probablement l’une des espèces indigènes qui a le moins souffert de l’arrivée des hommes il y a cinq cents ans. On peut généralement les observer le matin entre Lemon Valley et Egg Island à un demi kilomètre de la côte où tous les jours une population de plus d’un millier d’individus fait un circuit régulier avant de prendre le large.

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On trouve une incroyable colonie de Noddis bruns (Anous Stolidus) (longueur : 42 cm ; envergure : 83 cm) sur Egg Island où ces oiseaux marins vivent nombreux et sont agressifs vis-à-vis des intrus. Il faut marcher avec un bâton que l’on tient près de la tête comme un parapluie pour éviter que l’un d’eux ne l’attaquent. On peut vraiment les observer de très près et c’est parfois difficile de grimper sur cet îlot rocheux sans tomber nez à nez avec un oiseau peu hospitalier. Leurs nids se trouvent à même le sol et ne contiennent jamais qu’un seul œuf.

C’est également sur le sommet de cette île que l’on trouve les vestiges d’une ancienne batterie avec ses trois canons. Il semble bien que ce soit la plus importante qui fut établie en vue de l’exil de Napoléon.

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Noddi brun (Brown Noddy)
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La Gygis blanche (Gygis Alba) (longueur : 30 cm ; envergure : 78 cm) est aussi un oiseau marin. On la trouve un peu partout dans l’île, surtout dans les zones urbaines. A Jamestown, elles vivent nombreuses, perchées dans les arbres ou nichant dans les falaises. C’est un oiseau curieux qui voltige parfois assez bas.

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Gygis blanche (Fairy Tern)

Référence: Ashmole, Ph. & M., St Helena and Ascension Island : a natural history, Oswestry, Shropshire, England, 2000.

22/12/2006

Old Woman’s Valley

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Parade de Noël lors du passage de l’Artémis.

Dimanche passé, nous avons visité Old Woman’s Valley (photo). Ce fut sans doute par là et par Swanley Valley que les Hollandais réussirent à envahir Sainte-Hélène au tout début du mois de janvier 1673. Ils avaient d’abord fait une tentative à Lemon Valley plus proche de Jamestown, mais sans succès. Il avait alors suffit aux Anglais de faire rouler des rochers du haut des collines pour faire fuir les envahisseurs. Le succès néerlandais fut de courte durée. En mai, l’île fut reprise par le capitaine Richard Munden qui avait envoyé deux cents hommes à Prosperous Bay tandis qu’il stationnait devant Jamestown. Il provoqua une rapide capitulation des forces adverses dont le tiers des effectifs avaient été renvoyés au Cap.

Comme le reste de l’île, l’endroit a ensuite été fortifié par les Anglais qui n’ont fait que compléter par des obstacles artificiels les murailles naturelles de cette île volcanique en plaçant des batteries à l’entrée de Old Woman’s Valley et sur Egg Island (photo).

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15/12/2006

Prisonniers et visiteurs

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Vue de James Bay depuis Ladder Hill.

Entre 1900 et 1902, 6000 prisonniers de guerre boers furent déportés à Sainte-Hélène. Ils furent placés dans des camps dont les deux principaux étaient Broad Bottom et Deadwood. Ils pouvaient circuler relativement librement dans l’île et certains parmi eux qui furent employés par les Anglais comme domestiques, boulangers ou encore palefreniers étaient autorisés à résider chez leurs patrons. Cette relative liberté n’a pas empêché certains d’entre eux de tenter de s’évader dans des bateaux de pêche ou d’essayer de rejoindre à la nage des navires étrangers. En mai 1902, une épidémie de typhoïde, maladie alors inconnue dans l’île, est apparue dans les camps boers tuant gardes et prisonniers. Deux monuments sont aujourd’hui dédiés à ceux qui ne revirent plus les terres du Transvaal et d’Orange.

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Le cimetière boer.

« L’île prison » accueillit d’autres prisonniers comme Dinizulu qui fut logé à Maldivia House près de Jamestown. Cet empereur africain fut déporté avec femmes et enfants après la victoire des Anglais sur les Zoulous en 1890. Contrairement à Napoléon et à ses oncles qui constituaient sa suite, ses relations avec les Anglais et les locaux furent excellentes. Il se convertit au christianisme, s’intéressait à la musique, apprit à jouer du piano et se vêtit à l’occidentale.

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Maldivia House

Le fort de High Knoll date de 1894, il est bâti sur le site d’une citadelle construite cent ans plus tôt. Il domine une grande partie de l’île et on peut l’observer de Half Tree Hollow jusqu’à Longwood (si vous êtes observateurs, vous l’avez déjà aperçu sur une autre de mes photos).

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Edmund Halley fut de passage à Sainte-Hélène pour observer les étoiles de l’hémisphère sud. Aujourd’hui encore, il y a un lieu appelé Observatoire de Halley qui offre une vue exceptionnelle en direction de Prosperous Bay Plain, le site du futur aéroport.

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Découvertes du dimanche : Gill Point dans l’est de l’île avec Shore et George islands.

Références : Chevalier, B., Danscoine-Martineau, M., Lentz, Th., Sainte-Hélène, île de mémoire, Paris, 2005 ; Gosse, Ph, St Helena 1502-1938, London, 1938.

08/12/2006

Longwood

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Le site le plus célèbre de l’île est évidemment Old Longwood House. La maison de Napoléon se situe sur un plateau. Pour s’y rendre, il faut d’abord faire le tour de la profonde vallée du tombeau (Sane Valley) où est enterré l’Empereur avant de franchir Longwood Gate. On pénètre alors dans une avenue avec quelques maisons avant d’y parvenir après une bonne centaine de mètres.  

A partir de juillet 1820, l’état de santé de Napoléon se dégrade rapidement. Souffrant vraisemblablement d’une très grave dégradation de la paroi stomacale, il décède le 5 mai 1821. Dans un premier temps, les Anglais vont refuser que son corps soit rapatrié. Il sera donc enterré à Sane Valley jusqu’à son transfert en mai 1840 sur la frégate Belle Poule. Le corps de Napoléon sera finalement transporté en grande pompe aux Invalides dans un sarcophage.

Jusqu’en 1815, Old Longwood House était la demeure du gouverneur adjoint. Ancienne ferme, l’Amiral Cockburn, gouverneur par intérim, décide de la transformer en y ajoutant notamment une véranda. Après les Briars, Napoléon passe le reste de sa captivité à Longwood entretenant des relations houleuses avec le nouveau gouverneur Hudson Lowe qui lui fait ressentir son état de prisonnier. Les deux hommes ne vont se rencontrer que six fois correspondant par personnes interposées.

Bien que le site soit entretenu par la France, toutes les visites se font en anglais. Un panneau explique qu’il n’est pas possible d’organiser des visites pour les francophones car il n’y a que 25 visiteurs français par an.

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Le vestibule, la salle-à-manger et la bibliothèque.

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La maison Bertrand. C’est là que vivait le Général Henri Gatien Bertrand, l’un des seuls compagnons d’exil de Napoléon ne vivant pas à Old Longwood House et son traducteur. Elle est inoccupée pour le moment, mais le gouvernement de Sainte-Hélène qui en est l’actuel propriétaire a l’intention de la transformer en maison d’hôte.

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Deadwood Plain et Flagstaff.

Visite de la colline « Flagstaff » au nord de l’île. Pour y parvenir, il faut traverser Deadwood Plain où campèrent les prisonniers de guerre boers entre 1900 et 1902. C’est aussi un des lieux de prédilections du fameux wirebird. Deadwood est un vaste plateau balayé par un vent qui semble toujours venir du sud. Toute la végétation y pousse de travers.

Au sommet de Flagstaff.

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Références: Chevalier, B., Danscoine-Martineau, M., Lentz, Th., Sainte-Hélène, île de mémoire, Paris, 2005 ; Daum, C., Island of St. Helena, Listing and Preservation  of Buildings of Architectural and Historic Interest, 2004 (based on the report of the same title made by Hugh P. Crallan. M.A., Architect, 1974) ; MACE, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004.
 

01/12/2006

Lot's Wife's Ponds

Voici quelques photos prises du côté de Sandy Bay lors de la dernière randonnée du week-end. Nous sommes donc retournés sur la côte dans la partie sud de l’île, mais les paysages étaient très différents de ceux de la semaine précédente.

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25/11/2006

Les Briars

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Le centre de l’île.

Mon stage se déroule parfaitement. J’ai même pu faire quelques découvertes intéressantes. En dressant l’inventaire du patrimoine de l’Essex House qui est un bâtiment où se situe une partie de l’administration de l’île, un fonctionnaire m’a présenté des actes manuscrits de l’époque de la Compagnie des Indes Orientales qui apparemment avaient été oubliés dans un tiroir. On y trouve aussi divers documents plus récents dont une copie de la nomination de Hudson Lowe, le « geôlier » de Napoléon, comme gouverneur de l’île. Je me plongerai davantage dans ces documents la semaine prochaine.

Vendredi passé, j’ai pu visité le pavillon des Briars où Napoléon a passé ses deux premiers mois d’exil en attendant que Old Longwood House soit en état de l’accueillir. Voici retranscrit un panneau commémoratif que l’on trouve à son entrée : « L’Empereur Napoléon occupa ce pavillon d’octobre à décembre 1815. Il y fut l’hôte de William Balcombe dont la descendante Dame Mabel Brookes en fit don à la France en 1959. Le musée a été inauguré le 27 avril 1972 par le capitaine de vaisseau Castelbajac commandant la Jeanne d’Arc en présence de Sir Thomas Oates, Gouverneur, et de M. Gilbert Martineau, Consul de France. » C’est dans ce pavillon, sur les hauteurs de Jamestown, que Napoléon a passé ses meilleures années dans l’île. Il y travaillait à ses mémoires et s’était lié d’amitié avec les Balcombe, en particulier avec leur fille Betsy.

Comme vous pouvez le constatez, il appartient à la France et fait donc partie des domaines français de Sainte-Hélène au même titre qu’Old Longwood House et que la vallée du tombeau qui furent vendus à Napoléon III en 1857. Le pavillon des Briars est donc sous tutelle complète du gouvernement français. 

Je fais maintenant partie du St. Helena Nature Conservation Group qui est une association membre du National Trust et qui organise des randonnées le dimanche. En compagnie de diverses personnes que je connaissais déjà, j’ai pu me rendre de l’autre côté de l’île en parcourant la Powell’s Valley, une zone escarpée et aride comme toutes les côtes de Sainte-Hélène. Nous sommes partis d’une zone boisée et accessible en voiture pour rejoindre l’océan en contre bas.

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Références: MACE, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004.

18/11/2006

Du Cap à Sainte-Hélène

Voilà près de deux semaines que je suis arrivé à Sainte-Hélène mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai la possibilité de compléter mon blog.  

Je suis arrivé au Cap via Londres le 30 octobre à 6h du matin ce qui m’a permis de pouvoir me rendre à l’extrémité du Cap de Bonne Espérance qui est aujourd’hui un magnifique parc naturel.Le lendemain, contrairement au jour de mon arrivée, le ciel était dégagé et j’ai pu emprunter le téléphérique qui mène au sommet de la fameuse Table Mountain.

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Le centre ville n’a rien d’exceptionnel, mais j’ai aimé visiter le Company’s Garden où se situe notamment le Parlement et la Bibliothèque nationale. J’ai aussi eu l’occasion de visiter le Castle of Good Hope qui fut en quelque sorte le concurrent du James Fort de Sainte-Hélène comme étape de la route des Indes.

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Mais il était déjà temps de me rendre au port où j’ai assez facilement trouvé le Royal Mail Ship St Helena.

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Le départ était prévu pour 16h, mais nous n’avons largué les amarres que vers 20h car ce navire qui est pratiquement le seul à ravitailler l’île était particulièrement chargé et l’organisation du port du Cap laissait visiblement à désirer. Avant le départ, j’avais donc déjà pu visiter l’entièreté du bateau et fait la connaissance de deux ou trois passagers dont les deux Français dont je partageais la cabine. Les quatre jours de traversée furent riches en rencontres, jeux, barbecues, quizz et conférences. Les gens étaient détendus et faciles à aborder. Ils discutaient facilement et les habitués de l’île en parlaient avec enthousiasme. Il faut dire que le RMS n’est pas un navire sur lequel on ne rencontre que des touristes. De nombreux voyageurs se rendent à Sainte-Hélène pour des raisons professionnelles et commerciales ou retournent simplement chez eux. A ma table, le soir, il y avait un Anglais qui accompagnait les deux Français à Sainte-Hélène pour installer un matériel de contrôle de la radioactivité et un Sud-Africain qui était l’ancien directeur de Solomons, la principale entreprise de l’île.

Malgré le mal de mer dont j’ai été sujet en début de traversée, je suis maintenant convaincu que les voyages en bateaux sont parmi les plus beaux qui soient car ils peuvent être vécus pour eux-mêmes. Ce qui n’est le cas ni des voyages en avion, ni en train qui ne sont que des moyens pour se rendre à destination et non des buts en soi. Aussi quelques journées de navigation en plus ne m’auraient pas du tout dérangées.

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Après quatre jours fantastiques en mer, seuls au milieu de l’océan, on nous annonce que nous arriverons le lendemain à Sainte-Hélène vers 8h du matin. Comme il est déjà possible d’admirer l’île deux heures avant l’arrivée, certains passagers (dont moi évidemment) se sont levés vers 5h30-6h pour apercevoir enfin la terre. Arrivant par le sud, le navire a fait le tour par l’est pour rejoindre la capitale de l’île.Dès le début, j’avais déjà l’impression de connaître beaucoup de monde, je rencontrais tous les jours des gens que j’avais connus sur le bateau et j’ai été rapidement présenté à plusieurs habitants de l’île. J’ai déjà eu l’occasion de visiter le pays notamment avec un de mes collègues du National Trust, Eddie, dont la tâche est la protection du vanneau de Sainte-Hélène, espèce endémique et en voie de disparition.

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Le débarquement s’est fait très rapidement. Attendu par Cathy Hopkins, la directrice du St Helena National Trust, j’ai dû prendre la première navette qui m’a conduit à terre, Jamestown ne possédant aucun véritable port.

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Après m’être présenté auprès d’elle et à mes collègues j’ai pu m’installer dans une petite maison à cinq minutes du centre et visiter cette étrange petite ville située au fond d’une longue et étroite vallée entre deux hautes collines dénudées : Ladder Hill (et son escalier de 699 marches) et Munden’s Hill.

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La maison bleue est la Wellington House, aujourd'hui un hôtel.

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Les côtes de l’île sont très différentes de l’arrière-pays. Alors que les premières sont pratiquement désertiques et donnent l’impression d’une île sévère et sombre, le centre de l’île est verdoyant et vallonné. Les paysages sont donc variés.

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Le climat l’est aussi. A Jamestown, il fait très doux, mais quand on monte dans le pays certaines régions sont plus fraîches et parfois venteuses. Il arrive très souvent qu’une partie de l’île soit très nuageuse au point que les sommets des plus hautes collines soient dans le brouillard tandis qu’au même moment une autre partie est très ensoleillée.

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C’est dans les hauteurs que se situe Farm Lodge où j’ai eu la chance d’être invité. Cette bâtisse coloniale du 18e siècle est probablement la plus belle maison d’hôte de l’île. Magnifiquement meublée, elle est située dans une superbe zone boisée. Napoléon s’y est probablement rendu et la princesse Anne y fut reçue.

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J’ai déjà eu un aperçu de l’extérieur de Longwood House (la maison de Napoléon) et j’ai visité la vallée du tombeau où était enterré l’Empereur. Dimanche passé, le 12 novembre (et non le 11) c’était le Remembrance Day. Il y a donc eu une cérémonie très British vers 11h devant un monument au mort faisant face à l’océan.  A Sainte-Hélène, les gens sont sympathiques et cherchent à faire connaissance avec les nouveaux venus. Tout le monde se salue partout. Même les automobilistes font un signe de la main quand ils croisent un piéton.

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L’île est trop petite pour avoir ses propres quotidiens. Il n’y a donc que deux petites revues hebdomadaires : le St Helena Herald et le St Helena Independent qui paraissent le vendredi et qui constituent la seule presse écrite que l’on puisse trouver. Il y a aussi deux radios locales : Radio St Helena et Saint FM.

Jamestown n’est évidemment qu’un village. Il n’y a donc qu’une petite dizaine de magasins dont deux épiceries, la Poste (où on ne travaille probablement pas beaucoup : il n’y a pas de facteurs) et deux hôtels dont le Wellington. Outre Jamestown, les autres zones d’habitations principales sont Half Tree Hollow sur les hauteurs de James Valley (à mon avis, c’est la moins belle  partie de l’île: un plateau dénudé où les maisons paraissent construites de façon désordonnée) et Longwood qui se résume à une avenue avec la maison de Napoléon dans le fond.

Concernant mon stage à proprement parler, j’ai commencé par l’enregistrement de tous les objets de valeurs historiques que l’on peut trouver au château de Jamestown qui est le siège du gouvernement. Pour l’instant, je suis entrain d’entrer les informations que j’ai récoltées dans la base de donnée qui devra être complétée par des recherches dans les archives avant de pouvoir être utilisée pour produire de la documentation.  

Je serai aussi amener à faire des recherches sur l’histoire de Sainte-Hélène. Celles-ci porteront probablement sur les premiers établissements portugais au 16e siècle. Selon, Michel Martineau, le consul des Domaines français de Sainte-Hélène, c’est une époque qui a encore été peu étudiée.

Pour finir, je dois dire que j’ai beaucoup de chance pour mon logement, je dispose d’une maison qui est beaucoup trop grande pour moi tout seul. Si quelqu’un veut venir, il est le bienvenu. 

Mes nouvelles coordonnées :

1, « Thompsons Yard » Market Street - Jamestown - Island of St Helena - South Atlantic Ocean - STHL 1ZZ - +290 2528

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14:42 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage a sainte-helene |  Facebook |

06/10/2006

Territoires d'outre-mer britanniques

www.worldtravelguide.net (www.worldtravelguide.net)

28/09/2006

Données générales

www.fco.gov.uk (www.fco.gov.uk)

Nom: Sainte-Hélène.

Capitale : Jamestown (1500 habitants).

Statut: Territoire d'outre-mer britannique.

Langue : Anglais.

Monnaie : Livre de Sainte-Hélène (= 1 livre sterling).

Population : 4000 habitants (Saints) (Ascension : 1000 ; Tristan da Cunha : 275) ; Noirs (50%), Blancs (25%), Asiatiques (25%).

Espérance de vie : 78 ans.

Religions : Principalement chrétienne (surtout anglicane, mais aussi baptiste, adventiste, catholique) ; bahá’is.

Divisions administratives : Une administration centrale et deux dépendances (Ascension et Tristan da Cunha).

Chef de l’Etat : La reine Elisabeth II.

Gouverneur : Andrew Gurr.

Nationalité : Tous les Saints sont de nationalité britannique.

Fête nationale: Second samedi de juin (célébration officielle de l'anniversaire de la reine Elisabeth II)

Heure locale: GMT

Economie :

L’économie du pays dépend largement du Royaume-Uni. La population locale vit surtout de pêche, d’élevage et d’artisanat. Une fraction importante de la population a quitté l’île pour travailler aux Malouines et à Ascension.

PIB: US$ 10 million (2000/2001).

PIB per capita: US$ 2 291 (2000/2001).

Taux de chômage: 12,7% (2001/2002).

Géographie :

Superficie : 122 km2 (Archipel Tristan da Cunha : 98 km2 ; Ascension : 90km2).

Longueur des côtes : 60 km.

Longueur maximale : 17 km.

Largeur maximale : 10 km.

Point culminant : Pic Diane : 823 m.

Climat : Tropical marin et doux. Le plus souvent les températures varient entre 20° C et 29° C.

Terres les plus proches : Ascension (1100 km) ; Côte africaine (1900 km) ; Brésil (3000 km) ; Le Cap (3200 km).

www.sthelena.se (www.sthelena.se)

Sources :

Foreign and Commonwealth Office : http://www.fco.gov.uk

CIA : https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/index.html

14:48 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : donnees generales |  Facebook |

24/09/2006

Histoire de l'île

(W.I. POCOCK, "Five Views of the Island of St Helena", London, 1815.)

 

 

Histoire de l'île

I. DÉCOUVERTE ET PÉRIODE PORTUGAISE

21 mai 1502: L'île est découverte par l'Amiral portugais João da Nova qui en prend possession au nom du Portugal et la nomme Sainte-Hélène du nom de la mère de l’Empereur Constantin dont on célébrait précisément la fête.

1513: Fernão Lopez, un prisonnier portugais déserteur et renégat s'enfuit d'un navire de retour des Indes. Il sera le premier habitant de l'île, y séjournant seul pendant plus de dix ans. Il revient en Europe avant de s'en retourner à Sainte-Hélène où il finit sa vie.

Seconde moitié du 16e siècle: L'île devient le refuge d'aventuriers et d'esclaves en fuite. Des missionnaires sont envoyés par le Portugal pour évangéliser et soigner les nouveaux habitants.

1588: Thomas Cavendish réclame l'île de Sainte-Hélène au nom de l’Angleterre.

Début du 17e siècle: Les Portugais n'ont plus de prétentions sur l'île. Une lutte s'engage entre Anglais et Hollandais pour sa possession.

1633: Les Hollandais réclament formellement l'île qu'ils ont l'intention de coloniser. Le projet n'aboutit pas.

dutton (The St Helena Institute)

 

 

 

 

II. LE TEMPS DE LA COMPAGNIE DES INDES ORIENTALES

1659: La Compagnie des Indes Orientales envoie le Capitaine John Dutton s'établir à Chapel Valley pour sécuriser la route des Indes. Il devient le premier gouverneur de l'île. Le fort qu'il y construit sera baptisé "James Fort" en l'honneur du futur Jacques II. Le village qui prend forme près du fort devient "Jamestown" et Chapel Valley sera rebaptisée "James Valley".

1er Janvier 1673 - 15 Mai 1673: Les Hollandais débarquent au sud-ouest de l'île et prennent position sur les hauteurs de Jamestown. Le gouverneur Beale et ses hommes sont contraints de prendre la fuite à bord du "Humphrey and Elizabeth". Quelques mois plus tard le Capitaine Munden reconquiert Sainte-Hélène après avoir débarqué ses hommes à l'est et bombardé le fort.

1673: Le roi Charles II octroie une nouvelle charte à la Compagnie des Indes Orientales qui devient propriétaire de l'île et bénéficie de tous les droits de souveraineté.

1676: Le jeune astronome Edmund Halley se rend à Sainte-Hélène pour y dresser une carte stellaire de l'hémisphère sud.

1691: Le navigateur et aventurier William Dampier visite Sainte-Hélène.

Fin du 17e siècle et 18e siècle : Cette période est marquée par plusieurs mutineries. Les fuites d'esclaves et de soldats étaient également fréquentes. Souvent mal équipés, ils trouvaient en mer une mort certaine.

1708: À la suite de rivalités entre la compagnie initiale et la Nouvelle Compagnie des Indes Orientales, les deux compagnies fusionnent.

1775: James Cook fait escale à Sainte-Hélène.

imageVSJ (Sir Robert Brooke: The St Helena Institute)

1795: Le gouverneur Brooke émet l'idée de la prise du Cap de Bonne-Espérance. Celle-ci devint réalité, mais le corps expéditionnaire frôla le désastre. Le gouverneur poursuivit aussi la politique de développement horticole de ses prédécesseurs et limita le pouvoirs des maîtres sur leurs esclaves.

1810 : Des mesures impopulaires (suppression des prix avantageux dont bénéficiaient les insulaires sur les denrées importées et restriction dans la vente de spiritueux) suivies d’une importante diminution des réserves de riz et de farines provoquent une émeute à Jamestown qui tourne bientôt en insurrection. Le Lieutenant-gouverneur est prisonnier des rebelles tandis que le gouverneur Alexander Beatson se réfugie dans sa résidence, à Plantation House, refusant de céder aux insurgés. Impuissants, ceux-ci finissent par libérer leur prisonnier.

 

III. L’EXIL DE NAPOLÉON

15 octobre 1815 - 5 mai 1821: Napoléon est exilé à Sainte-Hélène. Il s'établit à Old Longwood House. L'arrivée de l'empereur déchu, qui entraîne avec lui de nombreux Français et qui provoque le renforcement de la garnison, a pour effet le doublement de la population de l'île. Un nouveau gouverneur, Sir Hudson Lowe, qui répond directement de la Couronne est envoyé spécialement sur place.

5 mai 1821: Sainte-Hélène est de nouveau pleinement administrée par la compagnie des Indes Orientales.

 

IV. DU DÉCÈS DE NAPOLÉON A NOS JOURS

1832: La Compagnie des Indes Orientales abolit l'esclavage en achetant aux maîtres la liberté de leurs esclaves.

22 avril 1834: L'île est transférée au gouvernement de Sa Majesté. Les privilèges des fonctionnaires sont drastiquement diminués et la garnison est réduite. L’île est plongée dans la misère.

1836: Visite de Charles Darwin lors de son voyage autour du monde à bord du HMS Beagle.

1840: La dépouille mortelle de Napoléon est rapatriée en France par le prince de Joinville.

1840-1868: Après l’interdiction de la traite et l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques, une Cour de Vice-Amirauté est instituée à Sainte-Hélène. Elle est chargée de libérer les esclaves et de juger les équipages des navires esclavagistes. Il s’agissait souvent de vaisseaux battant pavillons portugais ou brésilien et acheminant des Noirs d’Angola au Brésil. Une fois libres, les nouveaux affranchis étaient le plus souvent envoyés aux Indes occidentales britanniques.

1858: Old Longwood House et la Vallée du Tombeau sont vendus à Napoléon III par la Grande-Bretagne. Ces sites constitueront avec les Briars les Domaines français de Sainte-Hélène.

Années 1870: La fin de la lutte contre la traite, le percement du canal de Suez et la construction de navires de nouvelle génération pouvant voyager sans escale des Indes en Angleterre provoquent une grande dépression.

1890-1897: Le chef zoulou, Dinizulu est détenu dans l'île. Il adopte le mode de vie européen et se convertit au christianisme.

1899: Le premier câble sous-marin reliant l'Afrique du Sud à l'Europe est posé. Il passe par Sainte-Hélène et l'île de l'Ascension.

1900-1903: Six mille prisonniers boers sont déportés à Sainte-Hélène. Cet afflux de population améliore l'état économique de l'île.

1907-1909: Sainte-Hélène reçoit la charge de vingt-cinq prisonniers zoulous.

1917-1921: Le sultan de Zanzibar, Sayyid Khalid bin Barghash al Said, et sa suite séjournent dans l'île en tant que prisonniers.

1922: L'île de l'Ascension devient une dépendance de Sainte-Hélène.

1938: Les îles Tristan da Cuhna, Gough, Inaccessible et Nightingale deviennent des dépendances de Sainte-Hélène.

1947: Visite de la famille royale à l'occasion d'un voyage en Afrique du Sud.

1957-1961: Trois prisonniers, membres d'un groupe nationaliste, provenant du Bahreïn sont déportés à Sainte-Hélène.

Années 1960: Le développement d'un centre de télécommunications à l'île de l'Ascension offre de nouvelles opportunités aux travailleurs.

1982: Le RMS St. Helena est réquisitionné lors de la guerre des Malouines.

1988: Naissance de l'actuelle constitution qui est entrée en application le 1er janvier 1989.

2002: Les Saint-Héléniens deviennent citoyens britanniques à part entière. Cette mesure a pour conséquence le départ de plus d'un millier d'insulaires en dix-huit mois.

2015: Sainte-Hélène sera normalement dotée d'un aéroport.

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(Longwood House in James WATHEN, A Series of Views illustrative of the Island of St Helena, London, 1821, No. 7.)

Références: GOSSE, Ph. St. Helena 1502-1938, London, 1938 ; MACÉ, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004.

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21/09/2006

Présentation

Les doutes au sujet de mon départ sont complètement dissipés. Je m'envolerai pour Le Cap le 30 octobre prochain avant de m'embarquer à bord du RMS St Helena qui me conduira à l'île de Sainte-Hélène que j'aborderai une semaine plus tard. Pendant trois mois, j'effectuerai au St Helena National Trust un travail d'inventaire et de promotion du patrimoine culturel d'une île bien sûr fortement associée à Napoléon, mais qui vit aussi débarquer sur son sol Edmund Halley, James Cook, le Général Cornwallis, le duc de Wellington, Charles Darwin et le chef zoulou, Dinizulu.

Le RMS St Helena (www.rms-st-helena.com)

22:47 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |