22/04/2007

Départ de l'île

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07/02/2007

C’est fini

Mon stage dans cette île tellement surprenante prend fin cette semaine. Je quitte les souvenirs plein la tête de rencontres avec des gens aussi différents qu’intéressants, de la beauté des paysages et évidemment de mon stage qui m’a permis de visiter de nombreux sites à caractère historique que j’ai découverts, compris et répertoriés comme autant de facettes de l’histoire d’un lieu aussi spécial.

Dimanche, j’embarquerai à bord du RMS St Helena à destination du Cap via Walvis Bay. J’en profiterai pour visiter l’Afrique du Sud et je ne serai donc de retour en Belgique que le 12 mars.

Je souhaite remercier tous ceux qui m’ont écrit depuis le début de mon séjour, ce fut vraiment un grand plaisir de recevoir de vos nouvelles. Merci aussi à ceux que je ne connais pas qui ont suivi mon aventure sur ce site web.

Mais avant de clôturer, je voudrais vous faire partager une dernière fois des images de ce lieu grandiose. Voici donc la dernière série de mes photos de l’île de Sainte-Hélène.

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Fairyland avec vue sur Lot et Sandy Bay.
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Flagstaff et le Barn vus de Longwood.
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Plantation de café.
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Sugar Loaf.
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La tombe de l’Empereur.
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Lot vu de la mer.
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Couché de soleil sur James Bay.
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Vue nuageuse sur le centre de l’île à partir du Barn.
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Arc-en-ciel sur les hauteurs des Briars.
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Speery Island.
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King and Queen Rocks.
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Great Stone Top.
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Vue depuis Great Stone Top.
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Vue sur Turk’s Cap Valley.
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Fleur d'Ebène de Sainte-Hélène.
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Vestiges militaires à james Bay.

01/02/2007

Diana’s Peak

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Au Diana’s Peak National Park, on trouve encore certaines plantes endémiques. Une espèce unique d’escargot, des fougères arborescentes et d’autres essences rares y ont trouvé refuge échappant aux chèvres, importées dans l’île par les Portugais, et au flax. Le site comprend la crête centrale de l’île avec trois sommets: Mount Acteon, Cuckold’s Point et Diana’s Peak qui est aussi le point culminant de Sainte-Hélène avec ses 823 m. Par temps clair, on y a une vue extraordinaire sur toute l’île et on y ressent vraiment l’insularité car de tous côtés, on aperçoit un fin trait bleu circulaire qui sépare le ciel de la mer.

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La crête centrale.

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Fougères arborescentes avec les collines Flagstaff et le Barn.

Diana’s Peak n’est de fait que le sommet visible d’un gigantesque volcan dont le cratère s’est effondré. L’île de Sainte-Hélène s’est formée il y a quatorze millions d’années et a connu une activité volcanique pendant toute la première moitié de son existence. Située sur la plaque africaine, mais à proximité de la plaque sud-américaine, elle fut sans doute d’une superficie de 270 km2, soit plus du double de sa taille actuelle et son point culminant a dû se situer entre 1200 et 1500 mètres d’altitude.

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Vue sur la vallée de Sandy Bay.

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Vue sur George Island et Great Stone Top.

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Bizarrement, Sainte-Hélène n’exporte pas beaucoup de fruits, mais l’île a tout de même quelques plantations de café et de nombreux bananiers.

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Gumwoods.

Le gumwood est l’une des quarante ou cinquante espèces végétales qui n’existent nulle part ailleurs. Originaire d’Afrique, il y a disparu lorsque le continent est devenu plus sec mais il devint probablement l’une des espèces végétales les plus abondantes à Sainte-Hélène. Malheureusement, les forêts de gumwoods ont fortement souffert à la suite de la découverte de l’île : d’abord des chèvres, puis des hommes eux-mêmes qui s’en servirent comme bois de chauffage. Aujourd’hui, on peut encore en trouver dans le centre de l’île.

Références: Ashmole, Ph. & M., St Helena and Ascension Island : a natural history, Oswestry, UK, 2000 ; Nature Conservation Bureau Diana’s Peak National Park of St Helena, fragments from the wreck of an ancient world, Newbury, UK, (s. d.).

26/01/2007

L’île forteresse

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Jusqu’à l’invasion très temporaire des Hollandais en 1673, le petit fort de Jamestown paraissait suffisant pour protéger une île qui semblait une véritable forteresse naturelle. C’était sans compter sur la possibilité d’une invasion par certaines plages qui constituaient des brèches dans le dispositif. Aussi, dès la reconquête, les défenses de Jamestown furent fortement renforcées et des fortifications apparurent un peu partout sur la côte: notamment au lieu de débarquement hollandais de Lemon Valley ainsi qu’à Prosperous Bay où les Anglais avaient envoyé deux cents hommes en mai 1673. Des batteries furent aussi placées à des points stratégiques comme Munden’s Hill et Turk’s Cap, au nord-est de l’île, et surtout aux alentours de Banks Valley située entre la capitale de l’île et Sugar Loaf, où l’on trouve le plus grand réseau de constructions militaires. Bien d’autres points faibles furent aussi cadenassés et il est encore possible de trouver aujourd’hui de nombreux canons souvent corrodés par l’air marin et datant du 18e siècle.

Pour la plupart, ces fortifications existaient et se sont développées avant l’arrivée de Napoléon et furent encore d’usage après son décès, mais vers le milieu du 19e siècle, avec l’apparition de nouvelles générations de canons, les batteries classiques s’éclipsèrent au profit de places fortes dont les principales devinrent les forts de High Knoll et de Ladder Hill. Sur Munden’s Hill et à Banks Valley, on a aussi un aperçu de fortifications plus récentes.

Cet impressionnant dispositif a évidemment joué un rôle important dans la décision de déporter Napoléon à Sainte-Hélène. Il fallait trouver un endroit suffisamment éloigné du continent européen pour que ses partisans perdent tout espoir de le revoir en France. Le choix d’une colonie s’imposait donc. Pendant quelques temps, il y eut hésitations avec Le Cap de Bonne Espérance, mais l’importance de l’arrière pays a écarté cette dernière possibilité en faveur d’une île perdue dans l’Atlantique Sud.

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Sampson’s Battery sur Munden’s Hill.
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Half Moon Batterry surveillant Lemon Valley.
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Prosperous Bay Battery.
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Vue d’une partie du complexe de Banks Valley.

Références: Denholm, K., South Atlantic Fortress, Jamestown, 2006 ; Goss, Ph., St. Helena, 1502-1938, London, 1938 ; Janisch, H. R., Extracts from the St. Helena Records and chronicles of Cape Commanders, Jamestown, 1908.

19/01/2007

Jamestown

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Jamestown s’étend dans une vallée profonde au bord de l’océan. Tout nouvel arrivant y passe nécessairement. On débarque au pied de Munden’s Hill avant de prendre un minibus qui roule à peine cent cinquante mètres avant de déposer ses passagers non loin de l’Arche qui est la porte d’entrée de la petite ville et par laquelle on pénètre après avoir traversé les anciennes douves. Le visiteur découvre alors Grand Parade, la « Grand Place » de Jamestown, avec la prison et St James Church qui serait la plus ancienne église anglicane de l’hémisphère sud. Le Ladder, fameux escalier construit sur la colline du même nom se trouve à sa droite, tandis qu’à sa gauche, notre voyageur apercevra la Cour de Justice, la Bibliothèque et surtout le Castle, grosse bâtisse, construite dès l’arrivée des Anglais, puis rebâtie au début du 18e siècle. Le Bureau du Gouverneur, la Chambre du Conseil et les différents services du gouvernement s’y trouvent toujours.

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Entrée du Castle

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On arrive alors dans Main Street avec à droite les jardins de la Compagnie des Indes Orientales et New Porteous House qui  a été construite à l’identique et au même endroit que la pension où Napoléon a passé sa première nuit dans l’île. La maison suivante est celle du St Helena National Trust où je travaille. Un peu plus haut, il y a encore la Wellington House et quelques magasins dont le Spar, l’une des principales épiceries de Sainte-Hélène. Elle est gérée par Solomon & Co, une entreprise omnipotente et dont le fondateur, Saul Solomon était déjà le principal fournisseur de Napoléon et sa suite.

Au bout de Main Street, on arrive à un croisement. A gauche commence Napoleon Street. Cette route qui grimpe sur le versant de Munden’s Hill offre le chemin le plus court pour se rendre à Ruperts et à Longwood, l’autre est Market Street qui reste dans la vallée et le long de laquelle la petite ville se prolonge. On l’emprunte pour aller à Half Tree Hollow et à Plantation House.

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Le « big carrefour » de Jamestown: Napoleon Street à gauche et Market Street à droite.

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Ce dimanche à 9h sur la Première

Ce dimanche à 9h, je passerai sur la Première lors de l’émission de la RTBF : Les Belges du bout du monde.

10:10 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage a sainte-helene |  Facebook |

12/01/2007

Plantation House

Sainte-Hélène est un territoire d’outre-mer britannique dirigé par un gouverneur nommé par la Couronne et par un conseil exécutif composé de trois membres officiels (le Chief Secretary, l’Attorney General et le Financial Secretary) et de cinq membres issus du conseil législatif. Le gouverneur assume la fonction de commandant en chef de Sainte-Hélène et de ses dépendances, Tristan da Cunha et Ascension. Ses pouvoirs sont très étendus. La sécurité intérieure, les affaires extérieures, la défense, les services publics, la justice, les finances et les affaires maritimes sont ses domaines réservés. Le conseil législatif est composé de douze membres élus et des trois membres officiels issus du conseil exécutif, mais l’Attorney General n’a pas droit au vote.

Ce système politique est aujourd’hui fortement critiqué pour son caractère peut démocratique: le gouverneur est puissant et est nommé par la Couronne, les élus jouissent d’une marge de manœuvre limitée et les Anglais expatriés et non élus occupent les postes clefs. En réponse à ce déficit, le conseil législatif a soumis une nouvelle proposition de Constitution qui limiterait sensiblement les pouvoirs du gouverneur et qui permettrait la création d’un gouvernement de type ministériel. Malgré ces tentatives de changement, les habitants se désintéressent de la politique et la majorité d’entre eux n’a pas d’avis concernant la proposition constitutionnelle.

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Plantation House est la résidence des gouverneurs de Sainte-Hélène. La demeure actuelle a été construite entre 1792 et 1794, à l’époque du Gouverneur Brooke, sur le site d’une bâtisse datant de la fin du 17e siècle. Hudson Lowe l’a agrandie et embellie en y ajoutant des étables et une bibliothèque. Elle fut laissée à l’abandon plusieurs fois au cours du 19e siècle jusqu’à sa réhabilitation définitive en 1931. En général l’île voit l’arrivée d’un  nouveau gouverneur tous les trois ans. La façade de Plantation House est alors complètement repeinte au goût du nouveau locataire. Elle est ainsi passée du noir au blanc et par toutes les teintes intermédiaires.
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L’attraction du lieu consiste à faire la connaissance du plus vieil habitant de l’île, la tortue Jonathan, qui vit dans le domaine de Plantation House avec ses congénères.
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A deux pas de la résidence du gouverneur se trouve la cathédrale St Paul. L’évêque anglican, John Salt, est à la tête d’un petit diocèse qui dépend de l’archevêché du Cap et qui comprend aussi l’île de l’Ascension.
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Vue de Sugar Loaf Ridge avec Sugar Loaf dans le fond. Cette colline en forme de cône est le point le plus septentrional de l’île et un ancien poste de guet.

Références: Institutional Governance, Access Office, The Castle, Jamestown, 2006 ; Chevalier, B., Danscoine-Martineau, M., Lentz, Th., Sainte-Hélène, île de mémoire, Paris, 2005 ; Daum, C., Island of St. Helena, Listing and Preservation  of Buildings of Architectural and Historic Interest, 2004 (based on the report of the same title by Hugh P. Crallan. M.A., Architect, 1974).

05/01/2007

Sainte-Hélène et le monde

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Sainte-Hélène n’est ni une île africaine, ni une île européenne, encore moins asiatique ou américaine, c’est un lieu original que l’on a du mal à comparer. Cela dit, l’Angleterre dont elle dépend est bien présente et l’on remarque facilement par une multitude de détails que l’on est en territoire britannique. Les Saint-Héléniens sont par ailleurs très patriotes et très attachés à la reine dont le portrait est au mur chez la plupart d’entre eux. Même si les lieux de cultes ont tendance à se vider, l’Eglise anglicane reste prépondérante et l’évêque est toujours l’une des personnalités importantes. C’est le principal orateur lors d’une cérémonie du 11 novembre à forte connotation religieuse et son message de Noël est diffusé dans les deux organes de presse, juste après celui du gouverneur. Le clergé est composé de personnages pittoresques voire franchement comiques. L’un d’eux par exemple n’hésite pas à monter sur scène pour jouer le rôle de la reine dans une version satirique de « Blanche Neige et les sept nains ». Ceci n’a rien de neuf. L’histoire de Sainte-Hélène est pleine de récits de sacristains plus bizarres les uns que les autres.

Quant au pouvoir civil, son principal représentant est bien sûr le gouverneur, aujourd’hui Michael Clancy, un Gallois issu du secteur privé. C’est quelqu’un de très informel et apprécié. Son style convivial tranche selon les insulaires avec le style réservé de son prédécesseur, David Hollamby. Le Gouverneur Clancy revient d’Afrique du Sud demain (le 6 janvier) où il s’était rendu pour le départ de la Governor’s Cup Yacht Race Le Cap – Sainte-Hélène.

Le sujet politique du moment et qui risque de le rester pendant encore un certain temps est la construction de l’aéroport. La fin des travaux était prévue pour 2010, mais rien ne sera achevé avant 2012. A vrai dire, les négociations avec l’entreprise qui le construira n’ont pas encore débutées. Deux arpenteurs sud-africains et un géologue anglais sont arrivés en même temps que moi pour étudier l’emplacement d’une piste à Prosperous Bay Plain, au nord-est de l’île, qui devrait pouvoir accueillir des avions de la taille d’un Boeing 737[1]. Le réseau routier n’étant pas adapté[2] pour acheminer le matériel de construction depuis Jamestown, située au nord-ouest, une nouvelle route à double voie devra être construite reliant Ruperts, localité voisine de Jamestown, à Prosperous Bay Plain. Cette idée est critiquée par certains insulaires qui ne comprennent pas l’intérêt de construire une route dont il ne voit pas l’utilité après l’achèvement de l’aéroport car Ruperts n’est qu’une localité de quelques maisons qui n’a aucune vocation touristique et qui constitue un important détour pour quitter Jamestown. D’une manière plus générale, les réactions des insulaires par rapport à la question aéroportuaire sont les suivantes : il y a ceux qui sont ravis d’être un peu moins isolés du monde, en particulier les Saint-Héléniens qui ont de la famille à l’île de l’Ascension, aux Falklands et en Angleterre. Avec l’aéroport le coût des déplacements se réduiraient et surtout, les voyages seraient moins longs. Les autres ont peur de perdre leur tranquillité et le charme de leur île. Le gouvernement voit effectivement le tourisme comme l’industrie qui va guider le développement économique[3]. Pour ce faire, il estime que pour 2015, Sainte-Hélène aura besoin de 250 chambres dont 100 de catégorie cinq étoiles[4]. Le gouvernement affirme malgré tout souhaiter conserver la beauté de l’île en imposant un quota de touristes. Quoi qu’il en soit, une île peu peuplée et sans véritable plage semble avoir peu de chances de devenir une grande destination de vacances.

Cette évolution convient parfaitement à Michel Dancoisne-Martineau. Le consul de France et conservateur des domaines français de Sainte-Hélène espère notamment profiter d’un plus grand nombre de visiteurs pour rendre payante l’entrée des sites napoléoniens pour qu’ils soient financièrement autosuffisants. Michel, comme tout le monde l’appelle ici, est l’un des seuls francophones de l’île. Il n’y a donc pas d’influence française à Sainte-Hélène et personne ne parle la langue de Voltaire.

Par contre, un grand nombre d’insulaires sont d’origine africaine. Ils sont les descendants d’esclaves provenant de Madagascar ou de l’ouest de l’Afrique et furent utilisés dans l’île à l’époque de la Compagnie des Indes Orientales. A partir de 1840, après l’interdiction de la traite et l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques, un escadron de la Royal Navy basé à Sainte-Hélène fut chargé de traquer les navires esclavagistes. Il s’agissait souvent de vaisseaux battant pavillons portugais ou brésilien et acheminant des Noirs d’Angola au Brésil. Une fois libres, les nouveaux affranchis étaient renvoyés en Afrique, mais beaucoup sont restés dans l’île.

Aujourd’hui, par sa proximité avec ce pays, les contacts avec l’Afrique du Sud sont assez développés. Les Sud-Africains sont à mon avis les étrangers les plus présents dans une île que le RMS St Helena approvisionne d’ailleurs essentiellement à partir du Cap. A la fois cargo et bateau de croisière, ce navire est à peu près le seul lien entre Sainte-Hélène et le reste du monde. Généralement, il part du Cap, parfois de Walvis Bay, en Namibie, passe par Sainte-Hélène, puis continue sa route vers l’île de l’Ascension et retourne au Cap par le même chemin. Quelques fois par an, il retourne en Angleterre via Tenerife et Vigo en laissant derrière lui une population coupée du monde. Il y a tout de même un tanker qui passe tous les trois mois ravitailler l’île en fuel. Les autres bateaux sont uniquement des navires de croisières qui débarquent pour quelques heures leur lot de pappies et mamies en culottes courtes. Il y en a eu trois depuis mon arrivée au début du mois de novembre, ce qui est beaucoup pour une aussi courte période. Avec une cinquantaine d’escales par an, Sainte-Hélène est aujourd’hui bien plus isolée qu’elle ne l’était au milieu du 19e siècle quand plus de mille navires s’y arrêtaient annuellement[5]. Par conséquent, il y a souvent pénurie de l’une ou l’autre denrée et on ne peut jamais rentrer dans un magasin avec la certitude de trouver ce que l’on recherche.

Les origines asiatiques de certains habitants sont aussi facilement décelables. Ce sont souvent les descendants de travailleurs chinois. Les premiers arrivèrent en 1810 et étaient originaires de Canton. Ils étaient engagés pour un contrat à durée déterminée, mais nombre d’entre eux s’établirent définitivement dans l’île.

La présence d’une base militaire américaine à l’île de l’Ascension, dépendance de Sainte-Hélène se fait également ressentir. Elle a probablement des effets sur les goûts musicaux des habitants qui sont fans de musique country. Les radios en transmettent allègrement si ce n’est à la période de Noël où les chants de circonstances prennent intensément le relais.

L’approche des fêtes de fin d’année fut aussi l’occasion de l’ouverture d’un Festival d’Art et de culture. De nombreuses parades de Noël d’un style plutôt carnavalesque étaient organisées. Les gens dansaient déguisés dans la rue tandis que des voitures enguirlandées diffusaient des Jingle Bells et des White Christmas, quelquefois en version reggae. Il y avait notamment des concerts le soir à Prince Andrew School, la seule école secondaire de l’île, et dans les différentes églises. Ce fut aussi l’occasion de l’inauguration d’une exposition de photos au musée de Sainte-Hélène et d’une exposition d’Art africain. Il y eut aussi l’ouverture du Flax Mill Museum qui comme son nom l’indique est un musée du moulin à flax. Cette plante coriace, aussi appelée lin de Nouvelle-Zélande, fut plantée et traitée dans l’île jusqu’à la fin des années 1960. Aujourd’hui le flax est progressivement éliminé, mais continue d’occuper certaines collines du centre de l’île.

Bien que fort coupée du monde, Sainte-Hélène reste donc un lieu assez vivant, mais sa population vieillit, le taux d’émigration est énorme et son économie est pratiquement morte ce qui pourrait avoir des conséquences à long terme sur sa viabilité. Pour beaucoup l’espoir réside donc dans la construction d’un aéroport, même si il est toujours à l’état de projet.

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Flax au Diana’s Peak National Park.

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A l’avant plan: reboisement et création de la Millenium Forest gérée par le St Helena National Trust. A l’arrière plan: Prosperous Bay Plain, le site du futur aéroport.

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Prosperous Bay Beach avec dans le fond, le Barn, juste derrière Turk’s Cap (le rocher ressemblerait à un turban).
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Fisher’s Valley.

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Couché de soleil sur Sandy Bay Barn.


[1]

St Helena Tourism Policies, Government of St Helena, November 2006, art. 5.1.

[2]

Les routes sont étroites et il est souvent difficile pour deux voitures de se croiser. Celles qui mènent vers les côtes forment des lacets.

[3]

St Helena Tourism Policies,…, art. 1.1.

[4]

Ibidem, art. 9.1.

[5]

9.6. Shipping calls to St. Helena by type (1752-2000) in St. Helena and dependencies, Statistical Yearbook 2004, Development and Economic Planning Department, Jamestown, St. Helena.

28/12/2006

La faune

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High Hill, Egg Island et ses dauphins

Comme vous avez pu le remarquer, Sainte-Hélène n’est pas seulement intéressante d’un point de vue historique. L’île l’est aussi pour ses paysages et sa nature. Aussi je profite d’une visite récente à Egg Island pour vous présenter une partie de la faune.

Les dauphins sont probablement l’une des espèces indigènes qui a le moins souffert de l’arrivée des hommes il y a cinq cents ans. On peut généralement les observer le matin entre Lemon Valley et Egg Island à un demi kilomètre de la côte où tous les jours une population de plus d’un millier d’individus fait un circuit régulier avant de prendre le large.

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On trouve une incroyable colonie de Noddis bruns (Anous Stolidus) (longueur : 42 cm ; envergure : 83 cm) sur Egg Island où ces oiseaux marins vivent nombreux et sont agressifs vis-à-vis des intrus. Il faut marcher avec un bâton que l’on tient près de la tête comme un parapluie pour éviter que l’un d’eux ne l’attaquent. On peut vraiment les observer de très près et c’est parfois difficile de grimper sur cet îlot rocheux sans tomber nez à nez avec un oiseau peu hospitalier. Leurs nids se trouvent à même le sol et ne contiennent jamais qu’un seul œuf.

C’est également sur le sommet de cette île que l’on trouve les vestiges d’une ancienne batterie avec ses trois canons. Il semble bien que ce soit la plus importante qui fut établie en vue de l’exil de Napoléon.

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Noddi brun (Brown Noddy)
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La Gygis blanche (Gygis Alba) (longueur : 30 cm ; envergure : 78 cm) est aussi un oiseau marin. On la trouve un peu partout dans l’île, surtout dans les zones urbaines. A Jamestown, elles vivent nombreuses, perchées dans les arbres ou nichant dans les falaises. C’est un oiseau curieux qui voltige parfois assez bas.

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Gygis blanche (Fairy Tern)

Référence: Ashmole, Ph. & M., St Helena and Ascension Island : a natural history, Oswestry, Shropshire, England, 2000.

22/12/2006

Old Woman’s Valley

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Parade de Noël lors du passage de l’Artémis.

Dimanche passé, nous avons visité Old Woman’s Valley (photo). Ce fut sans doute par là et par Swanley Valley que les Hollandais réussirent à envahir Sainte-Hélène au tout début du mois de janvier 1673. Ils avaient d’abord fait une tentative à Lemon Valley plus proche de Jamestown, mais sans succès. Il avait alors suffit aux Anglais de faire rouler des rochers du haut des collines pour faire fuir les envahisseurs. Le succès néerlandais fut de courte durée. En mai, l’île fut reprise par le capitaine Richard Munden qui avait envoyé deux cents hommes à Prosperous Bay tandis qu’il stationnait devant Jamestown. Il provoqua une rapide capitulation des forces adverses dont le tiers des effectifs avaient été renvoyés au Cap.

Comme le reste de l’île, l’endroit a ensuite été fortifié par les Anglais qui n’ont fait que compléter par des obstacles artificiels les murailles naturelles de cette île volcanique en plaçant des batteries à l’entrée de Old Woman’s Valley et sur Egg Island (photo).

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15/12/2006

Prisonniers et visiteurs

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Vue de James Bay depuis Ladder Hill.

Entre 1900 et 1902, 6000 prisonniers de guerre boers furent déportés à Sainte-Hélène. Ils furent placés dans des camps dont les deux principaux étaient Broad Bottom et Deadwood. Ils pouvaient circuler relativement librement dans l’île et certains parmi eux qui furent employés par les Anglais comme domestiques, boulangers ou encore palefreniers étaient autorisés à résider chez leurs patrons. Cette relative liberté n’a pas empêché certains d’entre eux de tenter de s’évader dans des bateaux de pêche ou d’essayer de rejoindre à la nage des navires étrangers. En mai 1902, une épidémie de typhoïde, maladie alors inconnue dans l’île, est apparue dans les camps boers tuant gardes et prisonniers. Deux monuments sont aujourd’hui dédiés à ceux qui ne revirent plus les terres du Transvaal et d’Orange.

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Le cimetière boer.

« L’île prison » accueillit d’autres prisonniers comme Dinizulu qui fut logé à Maldivia House près de Jamestown. Cet empereur africain fut déporté avec femmes et enfants après la victoire des Anglais sur les Zoulous en 1890. Contrairement à Napoléon et à ses oncles qui constituaient sa suite, ses relations avec les Anglais et les locaux furent excellentes. Il se convertit au christianisme, s’intéressait à la musique, apprit à jouer du piano et se vêtit à l’occidentale.

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Maldivia House

Le fort de High Knoll date de 1894, il est bâti sur le site d’une citadelle construite cent ans plus tôt. Il domine une grande partie de l’île et on peut l’observer de Half Tree Hollow jusqu’à Longwood (si vous êtes observateurs, vous l’avez déjà aperçu sur une autre de mes photos).

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Edmund Halley fut de passage à Sainte-Hélène pour observer les étoiles de l’hémisphère sud. Aujourd’hui encore, il y a un lieu appelé Observatoire de Halley qui offre une vue exceptionnelle en direction de Prosperous Bay Plain, le site du futur aéroport.

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Découvertes du dimanche : Gill Point dans l’est de l’île avec Shore et George islands.

Références : Chevalier, B., Danscoine-Martineau, M., Lentz, Th., Sainte-Hélène, île de mémoire, Paris, 2005 ; Gosse, Ph, St Helena 1502-1938, London, 1938.

08/12/2006

Longwood

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Le site le plus célèbre de l’île est évidemment Old Longwood House. La maison de Napoléon se situe sur un plateau. Pour s’y rendre, il faut d’abord faire le tour de la profonde vallée du tombeau (Sane Valley) où est enterré l’Empereur avant de franchir Longwood Gate. On pénètre alors dans une avenue avec quelques maisons avant d’y parvenir après une bonne centaine de mètres.  

A partir de juillet 1820, l’état de santé de Napoléon se dégrade rapidement. Souffrant vraisemblablement d’une très grave dégradation de la paroi stomacale, il décède le 5 mai 1821. Dans un premier temps, les Anglais vont refuser que son corps soit rapatrié. Il sera donc enterré à Sane Valley jusqu’à son transfert en mai 1840 sur la frégate Belle Poule. Le corps de Napoléon sera finalement transporté en grande pompe aux Invalides dans un sarcophage.

Jusqu’en 1815, Old Longwood House était la demeure du gouverneur adjoint. Ancienne ferme, l’Amiral Cockburn, gouverneur par intérim, décide de la transformer en y ajoutant notamment une véranda. Après les Briars, Napoléon passe le reste de sa captivité à Longwood entretenant des relations houleuses avec le nouveau gouverneur Hudson Lowe qui lui fait ressentir son état de prisonnier. Les deux hommes ne vont se rencontrer que six fois correspondant par personnes interposées.

Bien que le site soit entretenu par la France, toutes les visites se font en anglais. Un panneau explique qu’il n’est pas possible d’organiser des visites pour les francophones car il n’y a que 25 visiteurs français par an.

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Le vestibule, la salle-à-manger et la bibliothèque.

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La maison Bertrand. C’est là que vivait le Général Henri Gatien Bertrand, l’un des seuls compagnons d’exil de Napoléon ne vivant pas à Old Longwood House et son traducteur. Elle est inoccupée pour le moment, mais le gouvernement de Sainte-Hélène qui en est l’actuel propriétaire a l’intention de la transformer en maison d’hôte.

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Deadwood Plain et Flagstaff.

Visite de la colline « Flagstaff » au nord de l’île. Pour y parvenir, il faut traverser Deadwood Plain où campèrent les prisonniers de guerre boers entre 1900 et 1902. C’est aussi un des lieux de prédilections du fameux wirebird. Deadwood est un vaste plateau balayé par un vent qui semble toujours venir du sud. Toute la végétation y pousse de travers.

Au sommet de Flagstaff.

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Références: Chevalier, B., Danscoine-Martineau, M., Lentz, Th., Sainte-Hélène, île de mémoire, Paris, 2005 ; Daum, C., Island of St. Helena, Listing and Preservation  of Buildings of Architectural and Historic Interest, 2004 (based on the report of the same title made by Hugh P. Crallan. M.A., Architect, 1974) ; MACE, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004.
 

01/12/2006

Lot's Wife's Ponds

Voici quelques photos prises du côté de Sandy Bay lors de la dernière randonnée du week-end. Nous sommes donc retournés sur la côte dans la partie sud de l’île, mais les paysages étaient très différents de ceux de la semaine précédente.

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25/11/2006

Les Briars

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Le centre de l’île.

Mon stage se déroule parfaitement. J’ai même pu faire quelques découvertes intéressantes. En dressant l’inventaire du patrimoine de l’Essex House qui est un bâtiment où se situe une partie de l’administration de l’île, un fonctionnaire m’a présenté des actes manuscrits de l’époque de la Compagnie des Indes Orientales qui apparemment avaient été oubliés dans un tiroir. On y trouve aussi divers documents plus récents dont une copie de la nomination de Hudson Lowe, le « geôlier » de Napoléon, comme gouverneur de l’île. Je me plongerai davantage dans ces documents la semaine prochaine.

Vendredi passé, j’ai pu visité le pavillon des Briars où Napoléon a passé ses deux premiers mois d’exil en attendant que Old Longwood House soit en état de l’accueillir. Voici retranscrit un panneau commémoratif que l’on trouve à son entrée : « L’Empereur Napoléon occupa ce pavillon d’octobre à décembre 1815. Il y fut l’hôte de William Balcombe dont la descendante Dame Mabel Brookes en fit don à la France en 1959. Le musée a été inauguré le 27 avril 1972 par le capitaine de vaisseau Castelbajac commandant la Jeanne d’Arc en présence de Sir Thomas Oates, Gouverneur, et de M. Gilbert Martineau, Consul de France. » C’est dans ce pavillon, sur les hauteurs de Jamestown, que Napoléon a passé ses meilleures années dans l’île. Il y travaillait à ses mémoires et s’était lié d’amitié avec les Balcombe, en particulier avec leur fille Betsy.

Comme vous pouvez le constatez, il appartient à la France et fait donc partie des domaines français de Sainte-Hélène au même titre qu’Old Longwood House et que la vallée du tombeau qui furent vendus à Napoléon III en 1857. Le pavillon des Briars est donc sous tutelle complète du gouvernement français. 

Je fais maintenant partie du St. Helena Nature Conservation Group qui est une association membre du National Trust et qui organise des randonnées le dimanche. En compagnie de diverses personnes que je connaissais déjà, j’ai pu me rendre de l’autre côté de l’île en parcourant la Powell’s Valley, une zone escarpée et aride comme toutes les côtes de Sainte-Hélène. Nous sommes partis d’une zone boisée et accessible en voiture pour rejoindre l’océan en contre bas.

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Références: MACE, J., Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Paris, 2004.

18/11/2006

Du Cap à Sainte-Hélène

Voilà près de deux semaines que je suis arrivé à Sainte-Hélène mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai la possibilité de compléter mon blog.  

Je suis arrivé au Cap via Londres le 30 octobre à 6h du matin ce qui m’a permis de pouvoir me rendre à l’extrémité du Cap de Bonne Espérance qui est aujourd’hui un magnifique parc naturel.Le lendemain, contrairement au jour de mon arrivée, le ciel était dégagé et j’ai pu emprunter le téléphérique qui mène au sommet de la fameuse Table Mountain.

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Le centre ville n’a rien d’exceptionnel, mais j’ai aimé visiter le Company’s Garden où se situe notamment le Parlement et la Bibliothèque nationale. J’ai aussi eu l’occasion de visiter le Castle of Good Hope qui fut en quelque sorte le concurrent du James Fort de Sainte-Hélène comme étape de la route des Indes.

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Mais il était déjà temps de me rendre au port où j’ai assez facilement trouvé le Royal Mail Ship St Helena.

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Le départ était prévu pour 16h, mais nous n’avons largué les amarres que vers 20h car ce navire qui est pratiquement le seul à ravitailler l’île était particulièrement chargé et l’organisation du port du Cap laissait visiblement à désirer. Avant le départ, j’avais donc déjà pu visiter l’entièreté du bateau et fait la connaissance de deux ou trois passagers dont les deux Français dont je partageais la cabine. Les quatre jours de traversée furent riches en rencontres, jeux, barbecues, quizz et conférences. Les gens étaient détendus et faciles à aborder. Ils discutaient facilement et les habitués de l’île en parlaient avec enthousiasme. Il faut dire que le RMS n’est pas un navire sur lequel on ne rencontre que des touristes. De nombreux voyageurs se rendent à Sainte-Hélène pour des raisons professionnelles et commerciales ou retournent simplement chez eux. A ma table, le soir, il y avait un Anglais qui accompagnait les deux Français à Sainte-Hélène pour installer un matériel de contrôle de la radioactivité et un Sud-Africain qui était l’ancien directeur de Solomons, la principale entreprise de l’île.

Malgré le mal de mer dont j’ai été sujet en début de traversée, je suis maintenant convaincu que les voyages en bateaux sont parmi les plus beaux qui soient car ils peuvent être vécus pour eux-mêmes. Ce qui n’est le cas ni des voyages en avion, ni en train qui ne sont que des moyens pour se rendre à destination et non des buts en soi. Aussi quelques journées de navigation en plus ne m’auraient pas du tout dérangées.

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Après quatre jours fantastiques en mer, seuls au milieu de l’océan, on nous annonce que nous arriverons le lendemain à Sainte-Hélène vers 8h du matin. Comme il est déjà possible d’admirer l’île deux heures avant l’arrivée, certains passagers (dont moi évidemment) se sont levés vers 5h30-6h pour apercevoir enfin la terre. Arrivant par le sud, le navire a fait le tour par l’est pour rejoindre la capitale de l’île.Dès le début, j’avais déjà l’impression de connaître beaucoup de monde, je rencontrais tous les jours des gens que j’avais connus sur le bateau et j’ai été rapidement présenté à plusieurs habitants de l’île. J’ai déjà eu l’occasion de visiter le pays notamment avec un de mes collègues du National Trust, Eddie, dont la tâche est la protection du vanneau de Sainte-Hélène, espèce endémique et en voie de disparition.

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Le débarquement s’est fait très rapidement. Attendu par Cathy Hopkins, la directrice du St Helena National Trust, j’ai dû prendre la première navette qui m’a conduit à terre, Jamestown ne possédant aucun véritable port.

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Après m’être présenté auprès d’elle et à mes collègues j’ai pu m’installer dans une petite maison à cinq minutes du centre et visiter cette étrange petite ville située au fond d’une longue et étroite vallée entre deux hautes collines dénudées : Ladder Hill (et son escalier de 699 marches) et Munden’s Hill.

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La maison bleue est la Wellington House, aujourd'hui un hôtel.

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Les côtes de l’île sont très différentes de l’arrière-pays. Alors que les premières sont pratiquement désertiques et donnent l’impression d’une île sévère et sombre, le centre de l’île est verdoyant et vallonné. Les paysages sont donc variés.

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Le climat l’est aussi. A Jamestown, il fait très doux, mais quand on monte dans le pays certaines régions sont plus fraîches et parfois venteuses. Il arrive très souvent qu’une partie de l’île soit très nuageuse au point que les sommets des plus hautes collines soient dans le brouillard tandis qu’au même moment une autre partie est très ensoleillée.

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C’est dans les hauteurs que se situe Farm Lodge où j’ai eu la chance d’être invité. Cette bâtisse coloniale du 18e siècle est probablement la plus belle maison d’hôte de l’île. Magnifiquement meublée, elle est située dans une superbe zone boisée. Napoléon s’y est probablement rendu et la princesse Anne y fut reçue.

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J’ai déjà eu un aperçu de l’extérieur de Longwood House (la maison de Napoléon) et j’ai visité la vallée du tombeau où était enterré l’Empereur. Dimanche passé, le 12 novembre (et non le 11) c’était le Remembrance Day. Il y a donc eu une cérémonie très British vers 11h devant un monument au mort faisant face à l’océan.  A Sainte-Hélène, les gens sont sympathiques et cherchent à faire connaissance avec les nouveaux venus. Tout le monde se salue partout. Même les automobilistes font un signe de la main quand ils croisent un piéton.

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L’île est trop petite pour avoir ses propres quotidiens. Il n’y a donc que deux petites revues hebdomadaires : le St Helena Herald et le St Helena Independent qui paraissent le vendredi et qui constituent la seule presse écrite que l’on puisse trouver. Il y a aussi deux radios locales : Radio St Helena et Saint FM.

Jamestown n’est évidemment qu’un village. Il n’y a donc qu’une petite dizaine de magasins dont deux épiceries, la Poste (où on ne travaille probablement pas beaucoup : il n’y a pas de facteurs) et deux hôtels dont le Wellington. Outre Jamestown, les autres zones d’habitations principales sont Half Tree Hollow sur les hauteurs de James Valley (à mon avis, c’est la moins belle  partie de l’île: un plateau dénudé où les maisons paraissent construites de façon désordonnée) et Longwood qui se résume à une avenue avec la maison de Napoléon dans le fond.

Concernant mon stage à proprement parler, j’ai commencé par l’enregistrement de tous les objets de valeurs historiques que l’on peut trouver au château de Jamestown qui est le siège du gouvernement. Pour l’instant, je suis entrain d’entrer les informations que j’ai récoltées dans la base de donnée qui devra être complétée par des recherches dans les archives avant de pouvoir être utilisée pour produire de la documentation.  

Je serai aussi amener à faire des recherches sur l’histoire de Sainte-Hélène. Celles-ci porteront probablement sur les premiers établissements portugais au 16e siècle. Selon, Michel Martineau, le consul des Domaines français de Sainte-Hélène, c’est une époque qui a encore été peu étudiée.

Pour finir, je dois dire que j’ai beaucoup de chance pour mon logement, je dispose d’une maison qui est beaucoup trop grande pour moi tout seul. Si quelqu’un veut venir, il est le bienvenu. 

Mes nouvelles coordonnées :

1, « Thompsons Yard » Market Street - Jamestown - Island of St Helena - South Atlantic Ocean - STHL 1ZZ - +290 2528

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14:42 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage a sainte-helene |  Facebook |